
A vélo, à la vie, à la mort
Prendre son vélo tous les matins pour se rendre au boulot est un acte de bravoure. Oui, à l’heure actuelle dans nos villes romandes, grimper sur son deux-roues est un acte courageux, à tel point que le simple fait d’arriver sans la moindre frayeur à destination est une victoire en elle-même.
Ce constat est exagéré? Ceux qui choisissent ce mode de transport savent que non. Priorité volée dans les ronds – points, pistes cyclables encombrées ou encore voitures doublant sans prendre la peine de s’écarter sont des dangers synonymes de routine. De leur côté, les automobilistes se sentent de plus en plus rassurés dans des voitures devenues de véritables tanks urbains. Si le nombre d’accidents de la route baisse pour les véhicules à quatre roues, ce n’est pas le cas pour ceux qui n’en possèdent que deux: 3033 cyclistes blessés et 28 tués durant l’année 2012 en Suisse.
Pourtant, l’utilisation de la petite reine doit être encouragée. Non polluant et bon pour la santé, le vélo est même d’utilité publique. Personne ne peut dire le contraire.
Dès lors, pourquoi les élus et autres responsables de la mobilité de nos villes tardent-ils tant à améliorer
la situation? Mettre en place des pistes cyclables sécurisées, privilégier les cyclistes aux croisements, profiter de travaux sur la chaussée pour adapter la route en favorisant, à la moindre occasion, l’utilisation des deux-roues: les pistes sont nombreuses. Il est temps de prendre soin de ceux qui pédalent et contribuent ainsi à une vie plus agréable à l’intérieur de nos villes. Il est temps d’encourager les autres à faire de même.
Loïc Delacour

