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Face à la crise globale: la monnaie locale

Favorisant l’économie réelle, les monnaies locales vont-elles enfin sortir de leur confidentialité? Une nouvelle venue, suisse romande et même transfrontalière, devrait, dans tous les cas, voir le jour l’an prochain. Elle se nomme «monnaie Grand Genève». Ce projet, soutenu par le réseau économie sociale et solidaire, est porté par des acteurs d’horizons différents – politiques, académiques et associatifs.

Ce nouveau moyen de paiement, s’il voit le jour, permettra, selon les initiants, de soutenir les relations entre les acteurs locaux, mais aussi de favoriser les échanges entres eux, dynamisant ainsi la région.

Les monnaies locales, également nommées «monnaies complémentaires (MC)», ne sont pas convertibles en francs ou dans d'autres espèces et ne peuvent être utilisées que pour s’échanger des biens ou des services. Généralement associée à un intérêt négatif, leur valeur diminue périodiquement, ce qui encourage leur circulation plutôt qu’une capitalisation.

Le projet du bout du lac s’inspire du Sol-Violette, une monnaie toulousaine créée en 2011 comptant plus d’un millier d’utilisateurs. En Suisse, d’autres exemples existent. Le plus connu est le franc WIR qui séduit, depuis 1934, près de 60 000 PME, soit 20% de l’effectif suisse.

Le SEL (pour Système d’échange local) vise, pour sa part, les particuliers, et notamment les gens dans le besoin. Il a été inventé au Canada en 1980. En Suisse romande, ce réseau s’est implanté en premier dans le Val-de-Ruz, en 1997. Depuis, plusieurs communautés locales ont vu le jour dans les cantons de Genève, Fribourg, Neuchâtel et Vaud. LD