
La chance et la persévérance
C’est un fait moins paradoxal qu’il n'y paraît au premier abord: on a la chance qu’on mérite. On n’a jamais vu, en effet, un étudiant obtenir un diplôme sans s’être présenté à l’examen. Ni un investisseur augmenter son capital de 5% à 10% sans le placer avec un certain nombre de risques. Ni encore un quidam gagner à la loterie sans y avoir joué… Or, il en va de même dans le monde de la consommation, plusieurs articles de cette édition le confirment dans des domaines très différents.
Le propriétaire d’une petite maison, financée avec une hypothèque de 400 000 fr., a économisé presque 130 000 fr. entre 1999 et 2013 s’il a opté pour le modèle Libor, plutôt que pour un emprunt à taux fixe sur dix ans (pages 12 à 14). Rien ne dit, pourtant, que l’histoire va se répéter dans la décennie à venir. Il faut donc comparer, choisir, mais aussi accepter le destin…
La mère de famille lausannoise qui veut travailler un jour de plus par semaine voit son revenu supplémentaire rongé par les impôts et des charges, telles que la garderie, le transport, les repas, etc. (page 25). Très variablement, toutefois, selon le salaire du mari, le lieu de domicile, la confession, etc. Il faut donc calculer, décider, mais aussi «faire avec»…
Un couple qui s’offre une semaine de vacances à Ténériffe va payer, pour le même hôtel et les mêmes prestations, entre 1098 fr. et 2274 fr. (page 31). La différence dépend du voyagiste et de la saison. Il faut, dès lors, chercher la meilleure offre, mais aussi qu’elle soit compatible avec son agenda…
Moralité: partout, la persévérance est de mise, mais la chance joue aussi un rôle. L’une est cependant indissociable de l’autre.
Christian Chevrolet

