
Trois jeux de hasard en ligne usurpent l’image de la Suisse
Le Secrétariat d’Etat à l’économie lance une mise en garde contre trois sites internet proposant des jeux de hasard en ligne. Contrairement à ce que l’utilisation du drapeau helvétique et des nombreuses références à la Suisse laissent à penser, ces sites sont parfaitement illégaux.
Les sites onlinecasinoschweiz24.ch et swisscasiononline.eu arborent fièrement la croix suisse. Casino-zuerich.com, une photo de la ville de Zurich en arrière-fond. Et pourtant, tous trois n’ont absolument rien à voir avec la patrie de Heidi. Au contraire, le premier est exploité par Bwin, un groupe qui a son siège à Gibraltar. Le second appartient à Virtual Casino Service Inc., une entreprise établie au Belize. Quant au dernier, impossible de savoir qui se dissimule derrière.
Pire encore, ces trois sites sont parfaitement illégaux selon le Secrétariat à d’Etat à l’économie (SECO) qui a d’ailleurs lancé une mise en garde. En utilisant les armoiries de la Suisse et les appellations «Schweiz», «Swiss» et «Zuerich», ils font croire aux internautes que les offres viennent de Suisse.
Or, il n’en est rien. Ces jeux n’ont jamais été autorisés par la Commission fédérale des maisons de jeux. En Suisse, l’utilisation d’internet ou de tout autre réseau de communication électronique destiné à l’exploitation de jeux de hasard en ligne est en effet interdite.
Les entreprises qui passent outre, s’exposent donc à des poursuites pénales. Les joueurs, en revanche, ne sont pas punissables. Ils risquent toutefois de voir leurs mises et leurs gains confisqués dans le cadre de la procédure pénale engagée contre les organisateurs illégaux de jeux en ligne.
Cette interdiction pourrait être assouplie à l’avenir. En février 2013, le Conseil fédéral a présenté les grandes lignes de la nouvelle loi sur les jeux d’argent. Laquelle prévoit d’autoriser l’offre de jeux d’argent sur internet afin de court-circuiter l’apparition de casinos en ligne illégaux qui ne respectent pas les mesures de protection contre le jeu pathologique. Mais le Conseil fédéral entend aussi éviter que les recettes issues de ces jeux ne finissent dans les poches des exploitants étrangers au lieu de profiter à l’AVS/AI a-t-il déclaré dans un communiqué.
Chantal Guyon


