
L’assureur mauvais payeur
Si beaucoup d’entreprises se plaignent de l’augmentation du nombre de mauvais payeurs, sont-elles irréprochables lorsque c’est à leur tour de payer? Pas vraiment, comme en témoigne l’un de nos lecteur, Pascal Berberat. Alors qu’il avait contracté une assurance «Frais de guérison pour invités» auprès d’Allianz Global Assistance (ex-Elvia), la personne qu’il devait accueillir en Suisse n’a pas pu obtenir de visa. Or, les conditions générales (CG) du produit prévoient le remboursement de la prime lorsque le souscripteur fournit la preuve écrite que l’entrée sur le territoire suisse n’a pas été accordée. Ni une ni deux, notre lecteur lausannois envoie sous pli recommandé les documents requis. Allianz accuse réception, confirme qu’ils sont complets et indique qu’elle procédera au remboursement dans un délai de deux semaines. Il faudra pourtant trois téléphones, trois courriels et… quatre mois et demi de patience pour qu’Allianz daigne enfin le rembourser! Et ce, sans un mot d’excuse ni la moindre explication, si ce n’est une réponse laconique du service qualité précisant que l’assureur a «beaucoup de remboursements à faire en ce moment»! Malgré le retard, une déduction de 100 fr. pour frais administratifs – prévue dans les CG – n’a pas été oubliée. Contactée par nos soins, Allianz reconnaît le retard et invoque un «changement interne de personnel et l’arrêt maladie prolongé d’un collaborateur». Si les consommateurs pouvaient, eux aussi, facturer des frais de rappel en cas de remboursement tardif, l’empressement des entreprises serait sans doute différent…

