
Olives trop salées
Seules deux des douze sortes d’olives que nous avons testées ont été ont reçu l’appréciation «bon».
Les olives sont bonnes pour la santé. Elles contiennent en effet des polyphénols, de précieuses molécules qui protègent du cancer et des maladies cardiovasculaires.
Le hic, c’est que sur les douze variétés d’olives noires et vertes que nous avons testées, seules deux ont été jugées «bon» (voir tableau). Un tiers d’entre elles contenait trop de sel, soit plus de 4 g aux 100 g. Les olives grecques Amphisis vendues chez Coop en renfermaient par exemple 5 g. C’est beaucoup trop! En ingurgitant seulement dix de ces olives, on atteint en effet la moitié de la dose journalière de sel recommandée.
Olives teintes
Près de la moitié des olives testées contenait en outre du gluconate de fer, un additif alimentaire utilisé pour noircir artificiellement les olives (voir tableau). La palme revient aux olives Chirat avec 8,3 mg de gluconate de fer aux 100 g. C’est presque la dose journalière maximum recommandée pour un humain (10 mg). Un consommateur averti en vaut deux: la mention E 579 ou E 585 sur la liste des ingrédients signifie que les olives ont bel et bien été teintes.
Goût pas au rendez-vous
Du côté de la dégustation, ce n’est guère mieux puisque la moitié des produits testés a obtenu l’appréciation «peu satisfaisant». Les fruits étaient soit trop salés ou alors ils avaient un goût de fer. Interpellés sur le volet ferreux de leurs produits, les fabricants se défendent. Selon eux, il est impossible d’obtenir des olives aussi noires de façon naturelle. Ils seraient donc obligés d’ajouter ce fameux gluconate de fer.
Pour leur part, Coop et Migros invoquent la conservation naturelle des olives dans la saumure pour expliquer leur forte teneur en sel. Lidl et Aldi n’ont par contre pas souhaité s’exprimer.
Andreas Fopp/cg


