Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

La lutte contre Alzheimer s'intensifie

La population suisse vieillit. La démence, notamment la maladie d'Alzheimer, suit logiquement cette progression. Au point que la Confédération met en place une stratégie nationale pour y faire face.

Le rapport 2012 sur la population suisse, sorti de presse aujourd'hui même, nous le rappelle sans détour: nous vivons de plus en plus vieux. La moyenne d'âge est désormais de 80,5 ans chez les hommes et 84,7 ans chez les femmes. Mais au-delà des moyennes, on apprend aussi que 44,5% des personnes décédées en 2012 avait 85 ans et plus, contre 20% seulement en 1980.

Or, la résistance biologique de ceux qu'on appelle les «oldest old» (les très vieux) présente des failles dans lesquelles la démence s'enfile cruellement, six fois sur dix à travers la maladie d'Alzheimer. On estime, ainsi, qu'elle touche près de 110 000 personnes en Suisse, auxquelles viennent s'ajouter 25 000 nouveaux cas chaque année. Et selon l'association Alzheimer Suisse, un nonagénaire sur deux sera bientôt concerné!

Hasard du calendrier, aujourd'hui aussi, la Confédération propose «une stratégie nationale en matière de démence», concoctée, selon une recette typiquement suisse, par les représentant des cantons, des communes et des organisations concernées (fournisseurs de prestations, associations spécialisées ou professionnelles, organisations d’entraide, etc.). Une prise de conscience laborieuse, si l'on sait qu'en 2009 encore, le Conseil fédéral estimait l'exercice inutile… Le Parlement l'a cependant obligé à revoir sa position, via deux motions (Steiert et Wehrli), acceptées à l'unanimité l'an dernier.

Car, comme le rapport le rappelle d'entrée, nous risquons pratiquement tous d'être confrontés à la démence, que soit en tant que proches ou amis d’une personne malade, voire en tant que patients. Or, cette maladie implique une réorganisation complète de l'existence et des relations sociales, une bonne moitié des personnes atteintes vivant à la maison, dans un premier temps du moins.

La stratégie pour les quatre années à venir se décline en 4 champs d'action avec 18 projets à la clé. Ils tournent autour de l'information tant sur le diagnostic que durant la maladie, mais surtout sur la mise en place et l'extension d'offres de décharge souples et régionales pour l'accompagnement des malades, de jour et de nuit. Reste à définir qui va faire quoi, et comment…

Christian Chevrolet