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Les bourses à l’étude

8%, c’est le nombre de personnes inscrites dans une formation post-obligatoire, qui ont bénéficié, en Suisse, de bourses ou de prêts d’études en 2012. Or, malgré un effort d’harmonisation, il existe encore de fortes disparités de traitement entre les cantons

Selon l’Office fédéral de la statistique, les cantons suisses ont dépensé 318 millions de francs pour les bourses et prêts d’études en 2012, dont 25 millions proviennent de contributions fédérales. Si les bourses d’études jouent un rôle minime à l’école obligatoire et dans la formation continue, ce n’est pas le cas de l’enseignement post-obligatoire où la majorité en bénéficient. En effet, 45% du montant global versé pour les bourses d’études est octroyé aux élèves du degré secondaire II (formation professionnelle initiale, écoles de maturité et autres écoles de formations générale) et 54% aux étudiants des hautes écoles et de la formation professionnelle supérieure.

Nettes disparités cantonales

Bien que les moyens financiers consacrés à ce domaine restent stables, le nombre d’étudiants, quant à lui, a augmenté de 30% en dix ans. En outre, les conditions d’octroi de bourses et de prêts d’études sont régies par des dispositions cantonales, qui, malgré certains efforts d’harmonisation, restent extrêmement variables. Ainsi, comme le montre un de nos récents articles consacré à cette question, (lire «Bourses d’études : harmonisation laborieuse» Tout Compte Fait 10/2013, accès réservé à nos abonnés) la bourse d’un étudiant universitaire peut passer du simple au triple selon le canton de résidence. L’initiative de l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) réclame d’ailleurs l’instauration d’un barème fédéral. Le contre-projet indirect proposé par le Conseil fédéral s’y oppose: il laisse carte blanche aux cantons et n’impose aucun montant minimal. Le Parlement a jusqu’en juillet 2014 pour en débattre.

Frapper à d’autres portes

Il existe toutefois d’autres alternatives, lorsque l’octroi d’une bourse d’étude est refusé ou lorsque le subside versé s’avère insuffisant. L’étudiant peut par exemple recourir à des prêts, à des aides provenant de fondations, de fonds sociaux des hautes écoles ou de communes. Chaque système possède toutefois ses particularités. Pour en savoir plus, lire «La Bourse ou…le bâton de pèlerin» (Bon à Savoir 10/2013, accès réservé à nos abonnés.)

Carole Despont