
La sécurité routière attendra un an de plus
Le deuxième paquet de mesures du programme d’action Via sicura n’entrera pas en vigueur avant 2015.
Les jeunes conducteurs pourront toujours siroter une bière ou un verre de vin sur une terrasse avant de reprendre le volant. Le deuxième train de mesures de Via sicura, catalogue d’action de la Confédération visant à renforcer la sécurité routière, n’entrera pas en vigueur comme prévu le 1er janvier 2014. Car la mise en place d’une des modifications coince: l’introduction d’une nouvelle formation obligatoire pour les médecins chargés d’évaluer l’aptitude à la conduite des personnes potentiellement fragile prend plus de temps que prévu.
Le projet Via sicura a été approuvé par le Parlement le 15 juin 2012. Il propose une série de mesures destinées à réduire d’un quart le nombre de victimes d’accidents de la route. Un premier paquet est entré en vigueur le 1er janvier de cette année. Il durcit la législation à l’encontre des auteurs de grandes infractions routières (chauffards et récidivistes).
La deuxième étape du projet doit introduire trois changements majeurs:
> l’abaissement du taux d’alcoolémie autorisé de 0.5 à 0.1‰ pour les nouveaux conducteurs et les chauffeurs professionnels;
> l’obligation de rouler phares allumés de jour comme de nuit;
> l’introduction d’une formation spécifique et uniformisée pour les médecins chargés d’évaluer l’aptitude à la conduite des personnes à risque, soit des personnes âgées, handicapées ou dépendantes à l’alcool notamment. Seuls les praticiens ayant suivi cette nouvelle formation pourront décider qui peut continuer à tenir un volant et qui doit renoncer à sa voiture.
Ce dernier point pose problème aux cantons. Ceux-ci indiquent que le délai au 1er janvier 2014 est impossible à tenir puisqu’il faut du temps pour former les médecins et les psychologues à leur nouvelle tâche.
Raison pour laquelle ce deuxième train de mesures est reporté à début 2015. Guido Bielmann, porte-parole de l’Office fédéral des routes, n’exclut toutefois pas «un découplage des mesures du deuxième train, afin que celles qui ne sont pas touchées par le problème de la formation des médecins puissent entrer en vigueur plus vite». Une décision est attendue à la fin de l’automne.
Vincent Cherpillod


