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Café sans plastique mais nocif

Deux études sur le café ont été publiées cette semaine: si les capsules ne contiennent pas de bisphénol A, la caféine ralentit le développement cérébrale des enfants.

Le succès du café ne faiblit pas. Bien au contraire, puisque c'est la deuxième boisson la plus consommée en France, par exemple. Et il se boit de plus en plus par l'intermédiaire de petites capsules. L’Institut national français de la consommation (INC) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) ont donc conduit une étude sur l’exposition des consommateurs à certains contaminants chimiques avec ce type de produits.

Au total, 10 marques, «représentatives du marché et compatibles avec l’une des 4 technologies de cafetières « expresso » les plus vendues», ont été testées. Les teneurs en contaminants chimiques (aluminium, cobalt, chrome, étain, nickel, cuivre, zinc et ccrylamide) sont légèrement plus élevés que dans du café filtre, mais dans des proportions qui ne sont pas inquiétantes, aucun composé organique appartenant à la famille des phtalates ou du bisphénol A n'ayant été détecté.

L'étude précise toutefois que l'utilisation de ces nouveaux équipements peut «avoir des répercussions sur l'exposition des consommateurs à la caféine si ces cafés sont consommés dans les mêmes quantités que le café traditionnel».

L'Hôpital pour enfant de Zurich s'est, pour sa part, intéressé à l'impact de la caféine chez les enfants et les adolescents. Le sujet est important, car sa consommation a augmenté de 70% ces trente dernières années, notamment à cause de l'arrivée sur le marché de boissons «énergisantes».

Publiée dans la revue «PLoS ONE», l'étude menée en laboratoire incite à la prudence, relate l'ATS: «Chez les rongeurs en puberté, une consommation de caféine qui correspondrait, chez l’être humain, à trois à quatre tasses de café par jour, aboutit à une réduction du sommeil profond et à un retard du développement cérébral».

Loïc Delacour