
Enceintes nomades : la qualité du son n’est pas au top
La musique partout et pour tous, c’est possible grâce aux enceintes portables. A condition de ne pas exiger une qualité sonore irréprochable.
Aujourd’hui, la plupart d’entre nous stockons notre musique sur notre smartphone. Mais, à la maison ou en vacances, il est toujours agréable de pouvoir écouter nos morceaux préférés seuls, entre amis ou en famille, sans devoir forcément visser un casque sur nos oreilles. C’est là que les enceintes portables se montrent d’un grand secours.
Très pratiques, elles fonctionnent généralement sans prise ni adaptateur. Mais encore faut-il que la qualité du son soit au rendez-vous, que leur autonomie soit suffisante et qu’elles soient faciles à utiliser. En collaboration avec nos confrères du magazine saldo et de l’émission alémanique Kassensturz, nous avons confié dix modèles parmi les plus vendus à des prix oscillant entre 80 fr. et 380 fr. au Laboratoire Müller-BBM (lire encadré).
Peut mieux faire
Verdict: les mélomanes ne risquent pas de s’envoler au septième ciel! Les appareils de Sony et de Bose, vainqueurs ex æquo du test, ainsi que l’UE Boom d’Ultimate Ears obtiennent la mention «bon» pour la qualité du son. Dans les trois cas, la distorsion n’intervient qu’à un volume relativement élevé. Un critère non négligeable lorsqu’on envisage d’utiliser son enceinte pour une soirée endiablée.
Du point de vue de la maniabilité, ce n’est guère mieux, puisque deux modèles seulement sont jugés «bon». Avec une note de 4.9 sur ce critère, le SoundLink de Bose, le plus cher de notre test (380 fr.) se hisse en tête du classement*. Les experts ont notamment apprécié les grosses touches idéalement placées sur la face supérieure de l’enceinte. Il est suivi de près par le Beats Pill de Dr. Dre qui obtient une note de 4.8. En revanche, l’appareil a fait un flop total au niveau de l’autonomie: il n’a résisté qu’une heure à plein volume. L’UE Boom d’Ultimate Ears a fait pire encore s’étant retrouvé à plat après 45 minutes seulement. A volume moyen, il résiste néanmoins près de dix heures.
Avec une autonomie de 25 heures, le Road Rocker de Ion a supplanté tous ses concurrents. On ne peut pas en dire autant de son rendu: les basses étaient en effet trop prononcées et les spécialistes ont constaté une distorsion à la moitié du volume maximal déjà. Selon Thomas Mayer qui a conduit le test, le design de l’enceinte est responsable de la mauvaise qualité du son. Avec un prix de 130 fr., c’est toutefois l’un des appareils les moins chers de notre sélection. Un tarif qui s’explique par la présence d’une batterie au plomb. Inconvénient: elle doit idéalement être rechargée après chaque utilisation. Et, après six mois sans recharge, elle est susceptible de rendre l’âme.
La taille fait les basses
A l’exception du Road Rocker, les haut-parleurs les plus lourds pèsent plus d’un kilo. Les poids plumes, de leur côté, n’atteignent que 500 g au maximum. Et, malgré leur petite taille, ils sont parvenus à cracher des basses étonnantes, même s’ils ne parviennent pas à rivaliser avec les articles de plus grandes tailles. Avec un prix de 80 fr., le moins cher du lot, le SBT75/12 de Philips, par exemple a échoué au test de l’écoute en plein air. Le fabricant botte en touche. Selon lui, il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme adapté à des barbecues.
Quoi qu’il en soit, les adeptes de musique devront choisir entre la qualité sonore ou la mobilité.
Gertrud Rall / cg
Bonus web: forces et faiblesses des enceintes nomades
Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.
10 Enceintes nomades
Modifier les critères du test













