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Un courtier en hypothèques

Déléguer la négociation d’un crédit hypothécaire fait gagner du temps, sans débourser davantage.

L’obtention ou le renouvellement d’un prêt hypothécaire implique de demander plusieurs offres pour choisir la plus avantageuse. Une démarche qui prend du temps et requiert un peu de flair.

De nombreux gérants de fortune proposent leurs services dans ce domaine. Pour le client, ce service est gratuit. Ces intermédiaires sont en effet rémunérés par les institutions financières qui leur cèdent une partie de leur marge bénéficiaire. Certains facturent donc leurs honoraires si l’affaire ne se conclut pas: on mettra donc les choses au clair dès le départ.

Lors d’un premier rendez-vous, le courtier évalue la situation financière de son client, afin d’élaborer la meilleure stratégie financière (constitution des fonds propres, volets fiscal et prévoyance, structuration du crédit entre taux à court et à long terme).

C’est lui, ensuite, qui approchera différents établissements pour décrocher les meilleures conditions. En homme du métier rompu à l’art de la négociation et familier du marché immobilier, l’intermédiaire sait où aller frapper, en incluant aussi des prestataires auxquels le client lambda ne pense pas forcément (compagnies d’assurances notamment).

Quelques établissements refusent toutefois (c’est le cas de la Banque cantonale du Jura et de la plupart des banques Raiffeisen) ce type d’entremise. PostFinance, qui délègue l’octroi de crédits hypothécaires à la Münchener Hypothekenbank s’est également montrée réticente.

Stéphane Defferrard, administrateur de Defferrard & Lanz SA, insiste sur la nécessité de laisser les coudées franches au courtier et de ne pas lui couper l’herbe sous les pieds en demandant des offres au préalable. Moins catégorique, Patrick Guerry, directeur de Gestion Indépendante de patrimoine GIP SA, n’exclut en revanche pas de revenir à la charge après coup si un client a déjà obtenu une offre de «sa» banque.

Reste enfin, au vu du nombre des prestataires sur le marché, à avoir à quelle porte frapper. Comme le courtier prépare le terrain en procédant à une première évaluation du risque, il devrait, comme un bon conseiller bancaire, poser un maximum de questions pour cerner son client, et bien connaître le marché local pour juger de la valeur d’un bien. On accordera donc de préférence sa confiance aux interlocuteurs les plus curieux.

Claire Houriet Rime