
13 banques face aux réseaux sociaux: les banques à l’assaut des réseaux sociaux
Si elles possèdent presque toutes un compte Facebook, les institutions financières suisses n’utilisent pas toujours le site web pour diffuser des informations réellement utiles à leur clientèle.
Lorsqu’on entend parler des réseaux sociaux, et particulièrement du populaire Facebook, on pense surtout à l’aspect divertissement de tels outils. Mais les entreprises peuvent également les utiliser pour offrir un canal de communication direct et interactif à une partie de leur clientèle. Tout Compte Fait s’est penché sur la présence des banques sur les principaux réseaux (voir tableau). Résultat: si la plupart sont actives sur Facebook, ce n’est pas toujours d’une grande utilité pour le public.
«Les violents orages qui ont touché le bassin lémanique ce jeudi ont eu raison de notre agence de Cully. Inondée, elle restera fermée toute la journée de vendredi.» Publiée avec une photo des lieux, le 2 mai dernier, sur la page Facebook de la Banque Cantonale Vaudoise, voilà ce que nous estimons être une information intéressante pour les utilisateurs.
La BCV est d’ailleurs l’un des bons élèves de l'emploi des réseaux sociaux. Présente également sur Twitter et LinkedIn, elle distille des «Info clientèle», des news et des photos de ses nouvelles succursales ou organise des discussions instantanées sur diverses thématiques.
PostFinance est également à la page. Son profil Facebook est bien alimenté et les informations sont parfois traduites (français, allemand, italien et anglais). L’entreprise diffuse, outre sa promotion, des conseils à sa clientèle et des explications (qu’est-ce qu’un BVR?, de quelle couleur est-il? entre autres.).
Beaucoup de contenus, peu d’infos
Credit Suisse et UBS sont aussi très actives sur Facebook. Si la première possède une page générale avec un flux de news en anglais, la seconde a choisi de cibler son auditoire en créant deux pages, «UBS Careers» orientée ressources humaines et «UBS Athletics» qui parle des événements sponsorisés par elle. Mais les nombreuses diffusions n’ont, finalement, que peu d’intérêt en termes de «service à la clientèle». Pour ce genre d’information, les deux géants semblent préférer l’utilisation du canal Twitter.
Toujours au niveau national, les banques Migros et Coop sont généreuses sur les réseaux sociaux avec des infos utiles ou purement marketing. Seul hic, mais de taille: les publications postées sur leur page ne sont publiées qu’en allemand!
Absentes par manque de moyens
Quant aux petites institutions, difficile d’être actives sur le web. C’est le cas de la Banque Cantonale de Fribourg qui explique qu’«une présence sur les réseaux sociaux nécessite une mise à jour et un suivi importants, souvent dans plusieurs langues. Pour des raisons de coûts, nous avons pour l’instant renoncé à mettre en place ces instruments.»
La Banque Cantonale de Genève, elle, a pris le parti «d’attendre de communiquer sur ce type de support plutôt que de délivrer un contenu ne générant que peu d’intérêt».
Enfin, les autres banques cantonales présentes sur Facebook utilisent surtout l’outil pour du marketing, la plupart du temps destiné à un public jeune.
Loïc Delacour
Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.
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