
Des lapins serrés comme... des sardines
«Comme c’est bizarre», s’est dit Claude-Andrée Graf en déballant chez elle une barquette de viande de lapin d’origine française qu’elle avait achetée au supermarché du Centre de l’Ile, à Boudry (NE). L’étiquette précise qu’il s’agit de «Lapin issu d’un mode d’élevage non admis par la loi suisse». Si absurde qu’elle puisse sembler, cette inscription suit en tout point la législation fédérale. Qui précise que, si les exigences helvétiques en matière d’élevage (aménagement des clapiers) ne sont pas respectées, l’étiquette doit le préciser. Idem pour les «œufs d’élevage en batterie». Quant au reste, cette viande respecte en tous points les règles d’hygiène et de qualité.
Le supermarché de Boudry nous a indiqué qu’il avait retiré ce produit de ses rayons. D’ici au mois de juin, ce producteur, dans l’Hexagone, devrait s’être aligné sur les exigences helvétiques. L’offre indigène ne suffit en effet de loin pas à satisfaire l’appétit des consommateurs pour la chair de cet animal.


