
Pain quotidien
«La boulangerie du quartier où je travaille n’affiche pas le prix des mets en vitrine (pain, sandwich etc.). Sa patronne affirme qu’elle n’y est pas obligée. A midi, l’échoppe est bondée, et je suis mal à l’aise de demander à chaque fois combien coûte tel ou tel produit alors qu’il y a une longue file qui attend. Du coup, j’achète souvent sans savoir. Cette commerçante est-elle dans son droit?»
Non. L’obligation d’indiquer le montant à payer conformément aux prescriptions légales est obligatoire pour tous les exploitants de fonds de commerce, quelque soit leur genre.
Selon l’article 7 de l’ordonnance sur l’indication des prix (OIP), les prix de détail et les prix unitaires doivent être affichés sur la marchandise elle-même ou à proximité (inscription, impression, étiquette, panneau etc.). Le but de la loi est de protéger le consommateur. Le client doit pouvoir se rendre compte de lui-même, avant l’achat et sans équivoque du montant qu’il devra effectivement débourser. Il doit être en mesure de choisir librement ce qu’il veut acquérir, sans subir de pressions et sans risque de confusion.
Votre boulangère est en infraction si elle n’indique pas correctement les prix de ses articles. Si elle ne veut pas modifier ses pratiques et se mettre en règle, elle risque une dénonciation à l’autorité de surveillance en matière commerciale du canton où elle se situe, avec une amende à la clé (sur Vaud, il s’agit de la police du commerce).
Silvia Diaz


