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Petits pots contrôlés conformes

Les aliments de bébé sont pratiquement exempts de résidus contaminants. Une évolution réjouissante

Voilà une nouvelle qui mérite bien une risette: une vaste étude menée par les autorités sanitaires cantonales et fédérale arrive à la conclusion que les aliments pour nourrissons vendus en Suisse sont d’excellente qualité, du point de vue des résidus toxiques. Aucun ne dépasse les valeurs limites légales et la plupart se situent en dessous du seuil de détection.

L’enquête portait sur 108 échantillons de préparations pour nourrissons à base de céréales, des boissons instantanées et autres laits pour bébés, soit la panoplie habituelle des aliments pour bambins âgés de 0 à 3 ans. Sur l’ensemble des produits, 48 étaient fabriqués en Suisse (dont 13 bio) et 60 importés de l’étranger (dont 21 bio). Les enquêteurs ont alors braqué leurs microscopes sur trois types de substances problématiques: les pesticides, les nitrates et les OGM. Résultat de leurs courses:

L’agriculture dite moderne utilise des centaines de pesticides, dont une partie se retrouve dans les aliments. Les préparations pour bébés, heureusement, sont plutôt épargnées. Malgré des analyses poussées, les chercheurs n’ont retrouvé aucune substance dépassant les valeurs autorisées. Mieux, seules deux «préparations à base de céréales et autres aliments pour bébés» (une fabriquée en Suisse, l’autre importée) dépassent ou atteignent le seuil de détection.

La situation est également très bonne du côté des nitrates qui étaient spécifiquement recherchés dans les produits à base de céréales. Aucun échantillon ne dépasse la valeur légale. En y regardant de près, on remarque que les produits fabriqués en Suisse se situent souvent au dessous de la limite de détection (le «bio» fait un tout petit peu mieux encore). Pour les produits importés, les valeurs sont légèrement plus élevées, hormis pour le «bio», mais encore très convenables.

Pas de produit illégal non plus en matière d’organismes génétiquement modifiés (OGM), traqués dans 21 aliments à base de blé, riz ou soja. Aucune trace n’a été décelée hormis dans 2 laits de soja fabriqués en Suisse, qui en contenaient 0,1%, soit 9 fois moins que la valeur limite autorisée.

Une comparaison avec les années précédentes est également réjouissante. Bien que les méthodes utilisées n’étaient pas comparables, on note qu’en 2004, 9% des échantillons importés (soit 2 produits sur 23) n’étaient pas conformes aux valeurs légales. Les autorités sanitaires en déduisent que «les producteurs prennent (désormais) au sérieux leur devoir d’autocontrôle.

Philippe chevalier