
Des médicaments moins chers
D’ici à 2015, la baisse du prix des médicaments générera une économie de 720 millions de francs sur les coûts de la santé. C’est tout bénéfice pour assurés.
Les coûts de la santé augmentent inlassablement d’année en année. Entre 2000 et 2010, la hausse a atteint près de 50% pour s’établir à 62 milliards par an. Les consommateurs en savent quelque chose, puisque l’indice des primes de l’assurance de base est passé de 103,8 à 167,1 points (+ 60,1%) au cours de la même période.
Dans cette spirale infernale, qui profite aux acteurs de la santé – assureurs et industrie pharmaceutique en tête, les politiques sont souvent impuissants ou trop acoquinés aux lobbys concernés pour faire évoluer les choses. Dans ce contexte, l’accord conclut entre le Département fédéral de l’intérieur (DFI) et la branche pharmaceutique peut être accueilli comme une bonne nouvelle.
1% de gain sur les primes
Au terme de longues négociations, le DFI a réussi à obtenir la baisse des prix de 2500 médicaments d’ici à 2015. Cette année déjà, le tarif d’environ 800 remèdes sera revu à la basse pour un gain de 240 millions. Idem les deux prochaines années, avec un potentiel d’économies qui atteindra donc 720 mio à fin 2015.
Cet accord contribuera alors à faire diminuer la facture annuelle des médicaments – quelque 5 milliards – de 15%. Certes, cela ne suffira pas à juguler l’augmentation des coûts de la santé. Mais en estimant que ces derniers atteindront 70 milliards en 2015, les 720 mio économisés représenteraient un gain de 1% sur les primes d’assurance maladie. C’est toujours ça de pris pour les assurés.
Nouvelles discussions pour la suite
Pour la période triennale 2016-2018, le mécanisme de fixation des prix devra encore être discuté entre le DFI et les deux associations d’entreprises pharmaceutiques, Interpharma et vips. Ce nouveau modèle réintroduira la notion de comparaison thérapeutique tout en continuant à confronter les prix avec ceux des pays étrangers.
Yves-Noël Grin


