
7 pavillons de jardin: un abri pour l’apéro
Rien de tel qu’un pavillon pour donner une touche de convivialité au jardin. Abordables, les modèles en kit exigent toutefois préparation et savoir-faire.
Pour ceux que l’envie démange de déboucher une bouteille entre voisins dès que les jours rallongent, il vaut la peine d’investir dans un pavillon de jardin. Ils y seront à l’abri de la rosée et de la fraîcheur du soir.
Les plus pressés opteront pour une tonnelle métallique, structure légère fixée au sol avec de grosses sardines ou vissée sur des dalles. Ce genre de construction est pourvu d’un toit en toile qu’il faut impérativement enlever en hiver, sous peine de voir la construction ployer à la première neige. Les montants ont, en outre, tendance à rouiller rapidement.
Plus durables, mais aussi plus coûteux et exigeants, les pavillons en bois traité et imputrescible sont recouverts de toile ou de carton bitumé. Cette construction implique toutefois un minimum d’anticipation.
Planification
La première question à se poser est celle de l’emplacement. Il doit être plat et peu venteux. On réfléchira ensuite à la taille et à la forme de la tonnelle: les petites hexagonales sont plus intimes alors que les grandes carrées ou rectangulaires accueilleront sans problème une joyeuse tablée. Celles que nous avons retenues ont des surfaces variant entre 7,5 m2 et 11,5 m2, pour des prix variant entre 400 fr. et 2400 fr. (voir photos).
Avant de se lancer, on s’informera auprès de sa commune des démarches à accomplir. Un pavillon doit en effet être posé sur des fondations, ce qui implique généralement de solliciter une autorisation. Les règles varient d’un lieu et, surtout, d’un canton à l’autre, mais il est généralement possible de suivre une procédure simplifiée (moins d’un mois) pour une telle construction. Il faut ensuite prévoir un délai d’attente (entre deux et trois semaines) avant la livraison.
Terrassement
«L’option la plus courante, résume Pierre-Philippe Moureau, responsable du Secteur jardin technique chez Hornbach à Etoy, consiste à enlever une couche de terre de 15 cm sur toute la surface du pavillon.» (Voir tableau pour le budget). On creusera ensuite aux emplacements prévus des trous cubiques de 0,4 m de côté pour y couler les fondations des piliers. Un géotextile freinera la repousse des mauvaises herbes. La finition consistera, à choix, d’une couche de gravier décoratif ou de gravillons mêlés à du tout-venant qu’il faudra tasser, puis recouvrir de dalles de béton ou de lames de bois (lire TCF 6/2010).
Les perfectionnistes couleront une dalle de béton sur toute la surface prévue. Quelle que soit la solution choisie, les piliers de bois sont toujours fixés au moyen d’ancres métalliques qui seront soit coulées dans les fondations, soit vissées sur celles-ci.
Montage
Reste enfin à sortir les éléments de bois de la palette et à les assembler, une opération qui requiert d’être au moins deux. Pierre-Philippe Moureau recommande de recouvrir le carton bitumé de bardeaux en partant du bas pour garantir l’étanchéité de l’abri sur la durée. Les toits en polycarbonate, très résistants, ne nécessitent pas de soins particuliers, mais ne protègent pas du soleil. Quant aux couvertures en toile, elles résistent moins bien à l’usure; il vaut donc la peine d’en prévoir une de rechange dès l’achat.
Ces travaux exigent deux, voire même trois jours pour des bricoleurs adroits et bien équipés. Les autres confieront la tâche à un paysagiste. Compter entre 1000 fr. et 1500 fr., montage compris, selon le sol et le modèle sélectionnés. Il ne restera alors qu’à mettre la bouteille au frais et à choisir quelle plante ornera les montants*.
Claire Houriet Rime
*Bonus web: Plantes grimpantes pour ma tonnelle
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