
Jouer au tennis à l’abri du vent
Pour pratiquer le tennis en hiver, il faut parfois débourser des sommes considérables. Le prix d’un terrain couvert peut atteindre 60 fr. l’heure.
Avec la présence, depuis bientôt dix ans, de Roger Federer dans l’élite mondiale, l’intérêt des Suisses pour le tennis s’est accru. Mais, tandis que certains se contentent d’un match devant leur TV, le rôle de spectateurs ne suffit pas à d’autres: ils veulent, eux aussi, se dépenser. Encore faut-il en avoir les moyens! Une raquette, des baskets et quelques balles ne servent à rien si l’on ne dispose pas d’un terrain d’entraînement. Pour les passionnés qui jouent régulièrement, il est préférable de devenir membres d’un club en payant une cotisation à l’année. Pour les moins chevronnés, la meilleure solution reste la location d’un court à l’heure.
De 19 fr. à 60 fr.
Pour connaître le prix à payer dans ce dernier cas, nous avons sondé tous les clubs et les centres de Suisse romande membres de Swiss Tennis qui offrent la possibilité de jouer dans une halle ou une bulle. Car c’est une évidence: entre novembre et mars, il vaut mieux jouer à l’abri des bourrasques et des tempêtes de neige! Nous avons donc demandé à chacun d’eux le prix d’un terrain couvert, pendant une heure, un samedi à 19 heures, pour deux joueurs non membres du club et non domiciliés dans la région.
Les résultats montrent que ce sport n’est pas à la portée toutes les bourses. Sur un total de 58 centres, il faut débourser en moyenne 35 fr. Mais les prix varient du simple au triple, puisque la fourchette s’étale de 19 fr. à Reconvilier, dans le Jura bernois, à 60 fr. au club de Drizia-Miremont à Genève! Certes, la qualité et l’état des courts ne sont pas les mêmes partout et jouer sous une bulle n’est peut-être pas autant confortable que dans une halle. Mais existe-t-il vraiment des raisons qui permettent de justifier de telles différences de prix? Pour Pierre Bacle, président du tennis de Drizia, les 60 fr. s’expliquent par le fait qu’il s’agit d’un club privé surtout destiné à des membres qui bénéficient d’infrastructures récemment renouvelées, d’installations de premier choix et des terrains de qualité, entretenus toute l’année.
Pour éviter de débourser des sommes astronomiques, il faut aussi choisir le bon moment de la semaine et de la journée, la plupart des clubs variant leurs tarifs en fonction de ces critères. Ou alors prendre son mal en patience en attendant la réouverture des courts extérieurs, souvent bien moins chers, dès le retour du printemps.
Marie Tschumi


