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Aspartame jugé sans danger

Selon de nouvelles évaluations, l’aspartame est sans risque pour la santé à condition de respecter les doses actuelles.

L’aspartame «ne pose pas de problème de toxicité pour les consommateurs aux niveaux actuels d’exposition», a déclaré l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Cet édulcorant artificiel, largement utilisé pour remplacer le sucre dans de nombreux produits (boissons, desserts, chewing-gums yogourts, etc.) grâce à son taux faible en calories, est reconnaissable sur les étiquettes par son code E 951. Sous le feu de la critique depuis plusieurs années, l’EFSA admet finalement qu’il n’est pas à craindre: «La dose journalière acceptable (DJA) est considérée sûre pour l’ensemble de la population et l’exposition des consommateurs à l’aspartame est inférieure à cette DJA», fixée à 40 mg par kilo, par jour et par personne.

36 cannettes par jour

Selon l’EFSA, il faudrait en consommer beaucoup et très souvent pour dépasser cette DJA. Un adulte de 60 ans devrait ainsi boire 12 cannettes (33 cl) d’un soda light avec un niveau maximum autorisé d’aspartame (40 mg), tous les jours jusqu’à sa mort pour atteindre la DJA fixée. Sans compter que les quantités présentes sont souvent trois à six fois plus faibles que la limite permise. Par conséquent, le chiffre se monte à 36 cannettes ou plus pour atteindre la DJA.

Attention toutefois: cette DJA protège la population «dans son ensemble», mais pas les femmes enceintes qui souffrent de phénylcétonurie (PCU), une maladie génétique plutôt rare. L’un des composants de l’aspartame, la phénylalanine, est en effet toxique à des niveaux élevés de consommation, en particulier pour le développement du fœtus.

En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) rejoint les conclusions des experts de l’EFSA et continue de suivre l’évolution de la situation ainsi que les résultats d’autres études sur la sécurité de l’aspartame.

Marie Tschumi