
Vignette de ski de fond: obligation morale
Toutes les stations proposant des pistes de fond tracées vendent une vignette. Rares toutefois sont celles qui effectuent des contrôles, sauf dans la vallée de Conches.
Pour chausser ses lattes de fond, pas besoin de remontées mécaniques: le bonheur est au bout du pré. Les sportifs avides de parcourir de grandes distances se rendront cependant dans un domaine équipé de pistes tracées.
Cette opération a son prix, que la station de Ste-Croix estime ainsi à 300 fr. l’heure. A Villars-Gryon, le directeur des remontées mécaniques chiffre l’entretien annuel des 50 km de pistes tracées à 150 000 fr. Pour couvrir ces frais, les skieurs sont donc invités à acquérir une vignette. Le forfait couvrant toute la Suisse coûte 120 fr., le sésame pour les Alpes romandes et celui pour l’Arc jurassien, 70 fr. Il est également possible d’acheter des forfaits journaliers, dont le prix varie entre 8 fr. (Ste-Croix) et 10 fr. (Charmey ou Villars-Gryon).
Est-il obligatoire de s’acquitter de ce montant pour emprunter ces pistes? En Suisse romande, les stations que nous avons approchées comptent toutes sur la bonne volonté des sportifs. «Les skieurs qui n’ont pas acheté le forfait et qui croisent un pisteur lui achètent volontiers la vignette», explique l’Office du Tourisme de Charmey. Même stratégie à La Chaux-de-Fonds, où on a constaté que les skieurs sont généralement de bonne foi et soutiennent volontiers les traces parcourant les crêtes du Jura.
Conches intransigeante
Changement de ton dans la vallée de Conches, où le forfait (105 fr. la saison, 70 fr. la semaine ou 15 fr. la journée) sert également de titre de transport dans le train qui dessert les villages. «L’entretien des pistes est coûteux et des contrôles y sont effectués régulièrement. Ceux qui n’ont pas de vignette sont priés de quitter la piste», nous a indiqué l’Office du Tourisme d’Oberwald.
Claire Houriet Rime


