
Pas de droit à un départ anticipé
«Un de mes collègues qui vient de donner sa démission a immédiatement été libéré de son obligation de travailler. Personnellement, j’ai un délai de congé de 3 mois. Si je démissionne, pourrai-je exiger le même traitement que mon collègue et demander à partir avant?»
Non. La libération de l’obligation de travailler dépend du bon vouloir de l’employeur, car il s’agit tout simplement de la renonciation de ce dernier à l’accomplissement de votre prestation de travail. Le travailleur ne peut donc pas prétendre à un tel droit – peu importe qu’il ait donné son congé ou qu’il ait été licencié.
Si vous donnez votre démission et que, de votre propre chef, vous décidez de ne plus revenir travailler jusqu’à la fin du délai de congé – pendant lequel vous êtes normalement payé – vous vous exposez à un licenciement immédiat et surtout de vous voir privé de tout salaire. L’employeur peut, par ailleurs, demander une indemnisation forfaitaire correspondant au quart du salaire mensuel pour le préjudice subi du fait de votre abandon de poste. S’il parvient à prouver un dommage supplémentaire, il peut même prétendre à un dédommagement allant au-delà de ce forfait. Ce serait, par exemple, le cas si l’entreprise a dû engager quelqu’un en urgence à un salaire plus élevé pour remplacer le travailleur indélicat.
Kim Vallon


