
Le diesel n’aime pas le froid
Les températures très basses sont problématiques pour le diesel. Quelques précautions permettent d’affronter l’hiver sans crainte.
Quand le thermomètre descend, la paraffine contenue dans le diesel commence à se cristalliser. Les choses se gâtent au-dessous du seuil limite de filtrabilité, car les cristaux obstruent alors les tuyaux, empêchant le moteur de démarrer.
Deux qualités de carburant sont vendues en Suisse, explique le TCS. Le diesel d’été, vendu entre mai et septembre, supporte les températures jusqu’à – 10°C avant de se figer. En hiver, le gazole contient moins de paraffine pour supporter des températures extrêmes.
Les stations de montagne proposent encore une troisième qualité dénommée «diesel alpin», qui ne cristallise pas avant – 20°C et ne se fige pas avant – 30°C: de quoi braver largement la bise et les températures helvétiques. Quelques précautions permettront en outre d’affronter l’hiver sans crainte de rester au garage:
- parquer sa voiture à l’abri, si possible au garage;
- quand il fait très froid, attendre que le témoin de préchauffage s’éteigne avant de démarrer;
- faire le plein dans une station d’altitude pour se rendre aux sports d’hiver;
- en cas de démarrage difficile, inutile d'insister au risque d'endommager le démarreur et de «vider» la batterie. Il est préférable de faire tracter la voiture chez le garagiste le plus proche pour vérifier le filtre.
Claire Houriet Rime


