
Siège enfants: le TCS tire la sonnette d’alarme
Dans la moitié des cas, les enfants de moins de 13 ans sont mal protégés en voiture, un pourcentage en nette augmentation.
Le TCS tire la sonnette d’alarme: 7% des enfants de moins de 13 ans ne sont pas protégés du tout lorsqu’ils se trouvent dans une voiture de tourisme et 50% sont mal protégés. Si le premier chiffre est stable depuis 2007, le second ne s’élevait qu’à 34% il y a 5 ans, déplore Moreno Volpi, porte-parole du club automobile.
Depuis 2010, les enfants jusqu’à 12 ans, pour autant qu’ils mesurent moins de 150 cm, doivent être assurés au moyen d’un dispositif de retenue homologué alors qu’auparavant, la limite était fixée à 7 ans. Selon la taille et le poids, il peut s’agir d’un rehausseur, d’un siège pour enfant ou d’un siège coque.
Avec ce changement législatif, les spécialistes s’attendaient à des chiffres mitigés pour la nouvelle catégorie 7-12 ans, un changement de loi nécessitant toujours une période d’adaptation. En fait, c’est avec les plus petits que la situation a surtout empiré, laissant les enquêteurs très perplexes sur les raisons de cette dégradation.
Une chose est sûre: ces chiffres ne doivent pas être pris à la légère. L’an passé prés de 400 enfants ont été blessés à l’intérieur d’un véhicule sur les routes suisses. Or, 40% des utilisations erronées peuvent être considérées comme des erreurs faisant courir un grave danger en cas d’accident. Parmi les plus graves, auxquels il est d’ailleurs facile de remédier:
- un siège trop grand ou trop petit (la tête de l’enfant dépasse);
- un siège coque placé face à la route (il doit être disposé dos à la route);
- un siège coque placé sur le siège passager sans avoir désactivé l’airbag frontal ;
- la boucle de ceinture ouverte.
A noter encore, à l’arrivée de l’hiver, que le TCS recommande vivement d’enlever la veste du petit passager, car la ceinture risque de glisser en s’appuyant sur cette dernière. Une fois bouclée, on peut poser le vêtement comme une couverture.
De manière assez intéressante, les erreurs sont moins fréquentes sur les autoroutes. Selon toute vraisemblance, les parents accordent une attention plus particulière à la sécurité des enfants en vue de déplacements longs ou à vitesse élevée. «Ceci est révélateur d’un risque d’accident sous-estimé dans et hors des localités, alors qu’il est pourtant bien plus élevé que sur les autoroutes», souligne le Bureau de prévention des accidents. Toutes les précautions s’imposent donc, même pour un petit trajet.
Le TCS a consacré plusieurs dossiers aux sièges pour enfants: www.sieges-enfants.tcs.ch
Sébastien Sautebin


