Le panier est vide

Rien n’est simple en matière écologique. Le vélo à assistance électrique qui séduit toujours plus de Suisses n’est peut-être pas la panacée. Certes, il ne consomme qu’un kilowattheure (kWh) pour 100 km, l’équivalent d’un décilitre d’essence. Et seulement 13 à 17 grammes de CO2 par km, alors qu’une auto en crache 189 g en moyenne et un deux-roues traditionnel 4 g. Le problème se situe au niveau des batteries au lithium qui les équipent. Du fait que ce métal est aujourd’hui encore bon marché, l’industrie n’a pas d’intérêt à le revaloriser. Mais les gisements faciles à exploiter se raréfient. A terme, selon une étude de l’Académie suisse des sciences techniques, son extraction demandera plus d’énergie, et sera donc plus polluant.