
Pousser la réflexion un peu plus loin
A propos de notre article «L’inflation grignote l’épargne» (9/2012)
Vous mettez, à juste titre, en garde contre la tendance à ne considérer que le taux d’intérêt nominal des comptes bancaires sans calculer le taux réel, en soustrayant le «taux d’inflation».
Votre réflexion ne va pas assez loin. En effet, le taux d’inflation (soit, en général, l’IPC) ne tient compte que des prix des biens de consommation. Mais l’épargnant a peut-être d’autres projets que celui de consommer. Il peut souhaiter investir, par exemple dans des titres ou des immeubles. Or, le prix de ces biens n’apparaît pas dans l’indice en question!
Il serait donc utile, au-delà de la mise en garde «classique» sur les taux réels, d’également poser la question du maintien de la valeur de l’épargne dans un contexte d’inflation cachée dans des biens dont les indices de prix ne tiennent pas compte. Et de se demander pourquoi on en parle si peu...
Daniel Schöni


