
Les salaires suisses stagnent
L’essor de l’économie suisse en 2010 a très peu influencé le niveau des revenus en 2011. La plus forte évolution se situe dans la branche informatique.
Un petit pourcent. Voilà la maigre progression de l’indice suisse des salaires nominaux en 2011. Déduction faite de l’inflation, ils n’ont donc augmenté que de 0.7%. Les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique (OFS) ce matin, vendredi 4 octobre, sont certes positifs, mais ils ne sont guère réjouissants au regard de l’essor de l’économie suisse en 2010.
Paralysés par la crise de la dette, le franc fort et l’instabilité des marchés, les employeurs ont préféré jouer la prudence et tabler sur une reprise économique lente. Parmi les différentes branches, ce sont les activités informatiques et les services de l’information qui s’en sortent le mieux avec une évolution nominale de 2,5%. Les employés des assurances profitent, quant à eux, d’une hausse de 2,3% des revenus.
L’hôtellerie-restauration souffre
À l’autre bout du classement, on retrouve le secteur de l’hébergement et de la restauration. Déjà bas en comparaison de la moyenne suisse, les salaires réels ont encore diminué de 0.2%. Une nouvelle convention collective de travail (CCT) mise en application début 2012 devrait toutefois améliorer cette situation.
Si les revenus ont tout de même globalement augmenté l’année dernière, c’est principalement du fait des négociations menées par les différents syndicats du pays. Les accords salariaux dans le cadre des CCT ont en effet permis une hausse nominale de 0,9% pour plus d’un demi-million d’employés.
Loïc Delacour


