
Halte aux somnifères chez les personnes âgées
Le sommeil est souvent perturbé après 65 ans et le recours aux somnifères très fréquent. Pourtant, les véritables insomnies sont rares.
Réveils nocturnes, nuits plus courtes, temps de sommeil fractionné: nombreux sont les plus de 65 ans à se plaindre de troubles du sommeil. Des plaintes qui débouchent trop souvent sur la prescription de somnifères selon une récente déclaration de la Haute autorité de santé française (HAS).
Or, dans les faits, seuls un à deux cas sur dix relèvent d’une insomnie véritable qui peut nécessiter la prescription d’un inducteur du sommeil. Le traitement devrait toutefois être de courte durée et, dans tous les cas, ne pas excéder les quatre semaines, rappelle l’autorité publique française.
De plus, les somnifères provoquent des effets indésirables importants chez les patients âgés comme des chutes, des troubles de la mémoire, voire une dépendance. Le risque d’interaction avec d’autres traitements est, en outre, augmenté car les séniors prennent souvent plusieurs médicaments.
S’en passer, c’est possible
Ne plus recourir à des pilules pour tomber dans les bras de Morphée est pourtant possible. Voici quelques conseils simples pour bien dormir:
- Se lever à des horaires réguliers
- S’exposer quotidiennement à la lumière du jour
- Avoir une activité physique régulière
- Privilégier les repas légers le soir, en évitant les graisses et l’alcool
- Eviter les excitants (thé, café, coca cola, etc.) après 17h.
- Se coucher dès les premiers signes Dormir dans une chambre tempérée
- Ne pas aller au lit trop tôt simplement parce qu’on est fatigué mais se coucher seulement lorsqu’on a vraiment sommeil.
Attention: l’abandon des somnifères doit toujours être progressif et effectué sous suivi médical.
Chantal Guyon
Pour plus d’information, lire notre guide pratique «Bonne nuit!» (Editions Plus, 09/2010)


