
Une étiquette pour les pneus
Dès le 1er novembre 2012, les pneus en provenance de l’Union européenne arboreront une étiquette énergie, comme les lampes ou les frigos.
Choisir les bons pneus pour son auto relève de la quadrature du cercle. Ils devraient être à la fois sûrs, silencieux, résistants à l’usure et efficaces énergétiquement. Ce dernier aspect n’est de loin pas anodin, puisque les pneus sont responsables pour près de 20% de la consommation du véhicule. A compter du 1er novembre, les automobilistes européens seront aidés dans leur choix grâce à une étiquette énergétique (voir ci-contre), sur le modèle de celles qui existent déjà pour les lampes, l’électroménager ou les véhicules eux–mêmes.
Longévité ignorée
De fait, les pneus européens vendus sur le marché suisse seront également munis de l’étiquette énergétique bien que celle-ci ne soit pas obligatoire. Le label prendra en compte trois critères: l’efficacité énergétique (soit la résistance au roulement), les performances sur sol mouillé et le niveau sonore. Le tout noté sur une échelle graduée de A à G.
A noter toutefois qu’il existe d’autres paramètres d’évaluation que le label européen laisse délibérément de côté. En particulier la résistance à l’usure, autrement dit la durée de vie du pneumatique. Ainsi, les gommes tendres, plus favorables à une bonne adhérence, seront avantagées dans la notation. En revanche, le critère de la longévité les aurait pénalisées, sachant qu’elles ont tendance à se dégrader plus rapidement.
Philippe Chevalier


