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Les pompes de circulation inefficaces passent à la trappe

A partir du 1er janvier prochain, seules les pompes de circulation peu gourmandes en énergie seront mises sur le marché. Les installateurs ont encore deux ans pour écouler leurs stocks.

Discrète mais indispensable pour amener l’eau de la chaudière vers les radiateurs, la pompe de circulation absorbe jusqu’à 15% de l’énergie d’un ménage moyen. Or, pour diminuer la consommation globale d’électricité, Berne interdira à partir du 1er janvier prochain la mise sur le marché de modèles trop voraces. Seules les circulateurs munis de l’étiquette énergie A, qui sont jusqu’à trois fois plus efficients, seront alors autorisés.

Il est vrai que si tous les propriétaires suisses optaient pour des pompes efficaces, on pourrait économiser 1151 gigawattheures d’électricité, ce qui représente près des deux tiers de la production annuelle de la centrale nucléaire de Mühleberg.

Sur le plan individuel, le fait de passer de l’étiquette énergie D (la moins efficace) à la A (la mieux notée) baisse la consommation quelque 360 kWh à 90 kWh par an, avec à la clé une diminution de la facture d’électricité de 76 fr. à 19 fr. Le prix d'une pompe bien notée varie entre 800 fr. et 1200 fr.

Pour ne rien arranger, de nombreux appareils sont surdimensionnés par rapport à la taille de l’installation, ce qui entraîne d’inutiles dépenses. Les spécialistes recommandent ainsi de compter grosso modo un watt de puissance électrique par kWh produit par la chaudière.

Pendant la bonne saison, on éteindra en outre le circulateur, pour éviter un gaspillage inutile. La plupart des chaudières modernes activent la pompe à intervalles réguliers pour éviter qu’il ne se grippe.

Claire Houriet Rime