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Vive la crise…

Frappés par la crise, la Grèce, la Tunisie ou l’Egypte offrent de belles opportunités de passer des vacances d’automne à bon compte.

Le printemps arabe, les troubles en Egypte, les débuts d’émeutes à Athènes? Oubliés! Les Suisses se ruent à nouveau sur leurs destinations favorites: Egypte, Grèce, Tunisie, etc. Jamais les plages de Méditerranée n’ont été aussi accessibles aux vacanciers helvétiques avides de soleil avant l’inexorable plongée dans l’hiver. Hotelplan l’affirme sans ambages: «Jamais nous n’avons pu acheter une saison estivale (qui court d’avril à fin octobre) à des prix aussi bas qu’en 2012».

Résultat, le consommateur peut espérer des baisses de 15% à 20% sur les voyages cet automne, voire plus parfois. Selon les professionnels de la branche, les destinations les plus intéressantes pour une semaine de vacances en automne sont la Tunisie, l’Egypte, les îles grecques, Chypre, la Turquie, les îles Baléares et les Canaries. Plus proches de nous, l’Espagne, le Portugal et l’Italie sont des destinations individuelles qui échappent en bonne partie aux agences de voyages. Mais grâce à la force du franc et à une demande intérieure quelque peu déprimée, les prix auraient chuté de 20% cet été, estime le porte–parole de TUI Suisse, cité par la Tribune de Genève.

Ni craintes, ni états d’âmes

Est-il pour autant bien prudent de se rendre aujourd’hui en Tunisie ou en Egypte? Oui, à en croire Prisca Huguenin-dit-Lenoir, responsable de la communication du groupe Hotelplan. C’est que les troubles se concentrent dans les capitales et affectent donc peu le tourisme de masse des zones balnéaires.

Fatalement les voyagistes sont actuellement en position de force pour négocier avec les acteurs locaux souvent pris à la gorge. «C’est le cas de nos partenaires grecs qui affrontent des difficultés économiques considérables», rapporte la petite agence APN, à Genève. Si celle-ci se refuse à en profiter, tous n’ont pas les mêmes scrupules. Faut-il pour autant éviter de fondre sur les pays en crise, comme des vautours sur une bête malade? Non, bien au contraire, répondent en cœur les acteurs de la branche, la manne touristique étant d’autant plus nécessaire à ces pays et à leurs habitants en période de vaches maigres.

Philippe Chevalier