Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Comparis ou le piratage informatique

Comparis a tenté de pirater priminfo.ch, le comparateur d’assurance maladie de l’OFSP révèle L’Hebdo.

Décidément, Comparis n’a pas froid aux yeux. Non content d’avoir obtenu la capitulation de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) (lire notre actu online du 27 août), le courtier privé a encore tenté de pirater, priminfo.ch, le comparateur officiel de l’OFSP. Et cela, le jour même de sa mise en ligne en septembre dernier, révèle L’Hebdo, dans son édition du jour.

L’Office fédéral de l’informatique (OFIT) a informé l’OFSP de cette tentative de piratage. L’attaque de Comparis a toutefois échoué. Mais, le procédé reste punissable en regard du Code pénal suisse, indique encore le magazine romand.

Comparis réfute ces accusations. «En 2011, comme nous n’avions pas reçu le traditionnel CD-ROM avec les primes lorsque celles-ci ont été communiquées par l’OFSP, nous avons copié sur son site les primes publiées avec le logiciel crawler selon une technique que Google utilise aussi», se justifie Felix Schneuwly, porte-parole du comparateur, dans les colonnes de L’Hebdo. «Nous n’avons jamais fait de piraterie illégale», se défend-il encore.

De son côté, l’OFSP reconnaît qu’il y a bel et bien eu une tentative de piratage. Les fonctionnaires de la Confédération ont toutefois renoncé à déposer plainte «car il aurait été très difficile d’obtenir une condamnation». Le courriel de l’OFIT cite pourtant Comparis en toutes lettres, comme étant à l’origine de la tentative!

Pour mémoire: l’an dernier, l’Office fédéral de la santé publique a mis en ligne un comparateur gratuit. Craignant de voir la poule aux œufs d’or lui échapper, Comparis a alors menacé l’OFSP de porter plainte contre lui pour concurrence déloyale. Une partie du site de l’OFSP a ensuite été désactivée. Puis, en juin dernier, à la surprise générale, un accord a finalement été signé.

Chantal Guyon