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Les jeunes s’endettent toujours plus avec leur téléphone portable

Les jeunes peinent à se sortir de la spirale de l’endettement. La téléphonie, internet et la santé en sont les facteurs principaux.

Les Suisses âgés de 18 à 25 ans ont plus de difficulté à rembourser leurs dettes que le reste de la population. C’est du moins ce que prétend l’enquête Radar 2012 menée par la société de recouvrement Intrum Justitia, sur la base de 500 000 cas qu’elle a traités.

Les Romands à la traîne

Cinq ans après avoir basculé dans les chiffres rouges, 37% des 18-25 ans - femmes et hommes à parts égales – n’ont toujours pas remboursé leur dû, contre 31% (hommes) et 26% (femmes) chez les plus de 33 ans. Dans ce domaine, le bonnet d’âne revient aux Romands 43%), tandis que les Alémaniques et les Italophones ne sont «que», respectivement 35% et 34% à traîner leurs casseroles. Géographiquement toujours, l’étude relève que les jeunes des villes et des agglomérations sont plus touchés par l’endettement que ceux qui sont installés en campagne.

Les smartphones en cause

Selon l’étude, les secteurs qui génèrent le plus de dettes chez les 18-25 sont les télécommunications, les achats sur internet (e-commerce) ainsi que la santé.

Mais c’est dans la téléphonie que les factures impayées sont les plus lourdes. Elles ont, en effet, pris l’ascenseur pour s’établir en moyenne à 563 fr. en 2011, contre 468 fr. en 2010 (+20,3%). Intrum Justitia estime que les smartphones jouent un grand rôle en raison du prix des appareils et des frais de navigation sur internet qu’ils entraînent. Dans ce domaine, les jeunes hommes représentent la majorité des cas (57%).

Dans le commerce en ligne aussi, la gente masculine est plus fréquemment endettée (60% des cas) que les femmes. Par rapport à 2010, la créance moyenne a néanmoins fléchi (– 5,7%) pour s’établir à 100 fr. Idem pour les factures impayées dans la santé qui ont passé de 254 fr. à 248 fr. (– 2,4%). Mais dans ce secteur, ce sont les jeunes femmes qui représentent la plus grande part du gâteau (61%).

Rappelons encore que si les smartphones peuvent faire basculer un budget dans le rouge, l’application gratuite «Alerte Budget», développée par Bon à Savoir pour les iPhone comme les Androïds, a tous les ingrédients pour renverser la vapeur.

Yves-Noël Grin