Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

8 leasings automobiles: achat d’une voiture: sortez le cash!

Pour se payer une nouvelle voiture, plusieurs options sont possibles. Si l’on n’a pas les sous, leasing et crédit sont des solutions faciles, mais chères.

Le carrosse de mes rêves se trouve en face de moi, flambant neuf et rutilant, mais malheureusement au-dessus de mes moyens. Comme pour beaucoup d’autres Suisses d’ailleurs. Car ils sont seulement 25% à acheter leur nouvelle voiture argent comptant. Pour les autres, le choix se limite soit au leasing ou au paiement par acomptes, soit à l’emprunt d’argent à une banque via un petit crédit.

Comparaison

Pour chiffrer le montant de ces différents modes de financement, nous avons demandé des offres aux deux importateurs officiels des véhicules retenus pour la comparaison – Amag Leasing et Ford Credit – ainsi qu’à deux institutions proposant des prêts personnels sur leur site internet (Banque Migros et Banque Cantonale du Jura). Nous avons retenu quatre variantes, toutes calculées pour une durée de quatre ans et pour un client supposé être solvable.

Le «vrai» ou «pur» leasing: la banque reste propriétaire du véhicule et le nombre de kilomètres annuels est limité. Après 48 mois et 60 000 km parcourus, le preneur restitue la voiture ou la rachète au prix de sa valeur résiduelle.

Le leasing «détourné» ou «avec amortissement»: le but est de garder la voiture à la fin du contrat. Pour rembourser la quasi-totalité du prix d’achat, les mensualités sont nettement plus élevées.

La vente par acomptes: comparable au leasing «détourné», mais sans valeur résiduelle.

Le petit crédit: il s’agit d’emprunter la somme nécessaire auprès d’une banque pour acheter son auto et devenir immédiatement son propriétaire.

Nous avons ensuite comparé ces variantes à la solution de base, le paiement cash. Sans, toutefois, prendre en compte le coût d’opportunité, les intérêts que pourrait rapporter l’argent placé en obligations ou sur un compte épargne étant aujourd’hui insignifiants.

Des résultats en dent de scie

Comme le montrent nos deux tableaux, il est évidemment plus avantageux de payer sa nouvelle voiture argent comptant, pour autant qu’on en ait les moyens.

Dans le cas de la Golf (voir tableau 1), le leasing «avec amortissement» est l’option la plus économique, suivie du crédit privé et du leasing pur. Mais, si le prêt personnel se trouve en deuxième position, cela est dû au taux particulièrement bas offert par Migros (5,9%). Car, avec un autre établissement, comme la Banque Cantonale du Jura, qui impose un intérêt de 9%, le petit crédit est la variante la plus chère (voir tableau 2). Avec Ford Credit, il n’est pas possible de contracter, comme chez Amag, un leasing «avec amortissement», mais on peut demander une vente par acomptes, moins avantageuse qu’un leasing pur.

Notons encore que seul le montant des mensualités fait foi et non pas le taux d’intérêt annoncé. Et que les offres retenues ici dépendent d’un scénario précis. Or, les variantes sont nombreuses, en fonction du prestataire, de la marque du véhicule, du choix du garage, etc. Il faut donc calculer chaque situation dans le détail (lire encadré).

L’inconvénient d’un leasing

Le prêt personnel est une solution coûteuse, mais les intérêts de la dette peuvent être déduits des impôts. En contractant un leasing, on ne peut rien déduire et l’acheteur doit obligatoirement être couvert par une casco complète. Des coûts qu’il ne faut pas négliger. Sans compter qu’avec un «vrai» leasing (contrairement à un détourné) le nombre de kilomètres est limité (ici à 15 000 km). Si l’automobiliste roule plus que prévu, il devra payer chaque kilomètre supplémentaire. Dans le cas de la Golf et de la Ford, ce coût revient respectivement à 15 ct. (+8% TVA) et à 9 ct. Il est donc indispensable de bien définir le kilométrage que l’on compte faire: une sous-évaluation peut coûter très cher.

Autopartage et covoiturage

Autre solution, pour les automobiliste occasionnels surtout: le «carsharing», une structure d’autopartage proposée en Suisse par Mobility (www.mobility.ch) essentiellement. Le principe est simple: il suffit de devenir membre de la coopérative pour recevoir un numéro et une carte magnétique qui donne accès, en tout temps, à l’ensemble des véhicules disponibles sur le territoire suisse. L’utilisateur s’acquitte d’une cotisation annuelle et règle le prix de la course en fonction des kilomètres parcourus et de la durée de l’emprunt.

Autre possibilité: le covoiturage, un système où le conducteur propose à quelqu’un de partager son véhicule, gratuitement ou en demandant une contribution pour l’essence. En Suisse romande, le site www.e-covoiturage.ch, par exemple, permet aux automobilistes et aux passagers d’organiser un trajet en commun, en tant que pendulaire ou simplement occasionnellement.

Marie Tschumi


Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

Voir les résultats
Lire l'article