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10 ampoules à LED pour spot: lumière chic pour consommation chiche

Les ampoules à LED pour spots n’ont pas à rougir face à leurs homologues à halogène. Les déclarations des fabricants laissent toutefois à désirer.

On peut lire partout que les diodes électroluminescentes (LED) sont l’éclairage du futur. A priori, elles ont tout pour elles: l’efficacité énergétique, une lumière de qualité et une longévité imbattable. Avec toutes ces qualités, on peut s’attendre à ce que les ampoules à LED envahissent progressivement le marché. Mais tiennent-elles vraiment leurs promesses? Sont-elles à la hauteur de leurs homologues à halogène?

C’est ce que nous avons voulu savoir en confiant dix ampoules à LED pour spots à l’Agence suisse pour l’efficacité énergétique (SAFE) et à l’Office fédéral de métrologie. Pour évaluer ces produits d’entrée de gamme, les experts se sont basés sur des critères bien définis (lire encadré), tout en mesurant des ampoules à halogène de 35 à 50 watts (W) en guise de référence.

Un article sort du lot

Dans l’échantillon, un seul produit a été jugé «très bon». Il s’agit du modèle DeltaLux 400 D de la marque Onlux (voir tableau). Malgré sa consommation de 4 W seulement, il distille autant de lumière (exprimée en lumens) qu’un halogène de 35 W. Et, comme son rendement est de 55 lumens par watt, son efficacité énergétique permet d’économiser 90% d’électricité. En outre, les spécialistes ont apprécié sa lumière chaude, comparable à celle que restituent les bonnes vieilles ampoules à incandescence.

Deux autres articles de la marque Onlux ont obtenu la mention «bon» dans la catégorie des «équivalents à 35 W». Le modèle BijouLux a réalisé des bonnes performances au niveau tant du rendement lumineux (53 lumens), de la température que du rendu des couleurs. Sur ce dernier point, le Onlux Forett et le Philips Master 5,5 W n’ont pas fait aussi bien, mais leur température de couleur était meilleure.

Dans la classe plus puissante («équivalents à 50 W»), deux modèles ont obtenu l’appréciation «bon». Les mesures ont révélé que le Megaman 8 W diffusait plus de lumière qu’un halogène de 50 W. Par rapport à ce dernier toujours, son efficacité est sept fois supérieure grâce à un rendement de 53 lumens par watt. Le rendu des couleurs est moyen, mais la température de la lumière a été jugée bonne. C’est l’inverse de la Philips Master 7 W qui restitue bien les teintes, mais diffuse un blanc trop froid (3108 kelvins).

Déclarations imprécises

Exprimée en kelvins, la température des couleurs est un paramètre essentiel. En effet, plus elle est élevée, plus la lumière devient froide avec un rendu blanchâtre, voire bleuté. «Dans les pièces à vivre, on préfère généralement une valeur entre 2700 et 2800 kelvins, explique Stefan Gasser, spécialiste des questions d’éclairage à la SAFE. Cela correspond à la lumière des ampoules à incandescence ou à halogène.»

Hormis les kelvins, d’autres variables comme l’intensité lumineuse (exprimée en candelas), l’efficacité énergétique (lumens par watt) ou le rendu des couleurs (Ra) définissent les spécificités d’une source de lumière. Or, aucun des produits de notre test n’en précisait la totalité sur leur emballage. Et, en vérifiant les données disponibles, notre test a révélé d’importants écarts entre les déclarations des fabricants et la réalité.

C’est au niveau de l’intensité lumineuse que ces différences sont les plus grandes. Le modèle Megaman 7 W annonce fièrement 600 candelas (cd), alors que nos experts en ont mesuré 427, soit 28,8% de moins. Pour sa part, la marque General Electric (GE) pèche par excès d’optimisme en prêtant une puissance de 7 watts à son ampoule, alors qu’elle n’en délivre que 5,9 (–15,7%). Mais il arrive aussi que les déclarations soient sous-évaluées: la DeltaLux d’Onlux a un flux lumineux (209 lumens et non 185) et une efficacité énergétique (55 lumens par watt et non 46) supérieurs aux indications du fabricant.

Rentable à long terme

Au niveau des prix, les LED sont environ dix fois plus chères que les halogènes. Mais deux arguments parlent en leur faveur: leur longévité et leur faible consommation. En effet, une ampoule à LED allumée 750 heures par an (un peu plus de 2 h par jour) aura une durée de vie de 26 ans, soit dix fois plus que celle à halogène au moins. Et sa consommation annuelle sera de 6 kW/h contre 37 kW/h pour une économie de 7.90 fr. par an (en comptant 25 ct. le kW/h). Autant dire que, après quatre ans déjà, l’ampoule à LED a atteint son seuil de rentabilité. L’investissement vaut donc le coup, même si le prix des ampoules a de quoi refroidir.

Notre partenaire Bon à Savoir publie dans sa prochaine édition (septembre) un comparatif de 12 ampoules poires à LED.

Armin Braunwalder/yng


Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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