
Applications smartphone: vulnérabilités à gogo
Une étude de l’antivirus Bitdefender le montre: certaines applications pour l’iPhone ont de très importantes lacunes de sécurité. Avec le système Android, ce n’est guère mieux.
Le marché des applications mobiles est en plein boom. Si cela peut s’avérer être une mine d’or pour de nouveaux entrepreneurs, les utilisateurs peuvent se retrouver avec des produits qui ne sont pas du tout encore assez sécurisés. L’étude récemment effectuée par l’expert en antivirus Bitdefender sur les applications pour iPhone montre en effet des failles inquiétantes, telle des mots de passe non cryptés ou encore des données privées accessibles par des tiers.
L’entreprise cite, par exemple, l’application de gestion Leads360 qui sécurise très mal les mots de passe. Des hackers peuvent facilement voler des données privées. Également citée, Mountain Lite, qui promet pourtant à ses utilisateurs un niveau plus élevé de sécurité dans la gestion de leurs données. Seul hic, l’identification sur cet outil est non cryptée, ce qui le rend, au contraire, très vulnérable. Malgré ces défauts majeurs, les deux produits possèdent de très bonnes notes sur l’App Store d’Apple.
Facebook et Skype pas fiables
Difficile, donc, de faire confiance aux fabricants d’applications. Et les utilisateurs ne peuvent pas non plus se fier aux grandes marques. Comme le montre le site Internet viaforensics, les versions mobiles de Facebook, Foursquare ou encore Skype présentent des failles de sécurité très importantes. On remarque également, sur ce site, que les logiciels destinés à la plateforme Android posent autant de problèmes que ceux programmés pour l’iOS d’Apple.
Il serait donc temps qu’Apple et Android élèvent leurs critères et ne mettent pas à disposition des internautes mobiles des applications potentiellement dangereuses. Pour les experts de Bitdefender, les développeurs d’applications feraient mieux d’améliorer la sécurité de leur produit, plutôt que de proposer sans cesse de nouvelles fonctionnalités. Définitivement, la course à l’innovation n’a pas que du bon pour la vie privée des consommateurs…
Lire également l’article de Bon à Savoir (archives réservées aux abonnés) :
Mille virus en embuscade, janvier 2012.
Loïc Delacour


