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Ringarde, la roue de secours

Les constructeurs automobiles sont toujours plus nombreux à équiper les voitures de kits de dépannage plutôt que roues de secours. Celles-ci, pourtant utiles, doivent être payées en sus.

Une crevaison survient statistiquement tous les 100 000 km. Ou, pour le Suisse moyen, tous les 7 ans. Avec la généralisation des kits de dépannage (gonfleur et spray obturant), les fabricants sont toujours plus nombreux à proposer ces derniers, nettement moins encombrants qu’une roue de secours. Celle-ci est facturée en sus, entre 90 fr. et 100 fr. pour une roue galette (roue étroite et allégée). Un vrai pneu monté sur jante se négocie à 300 fr., voire davantage.

Le TCS recommande pourtant de ne pas regarder à la dépense. «Le remplacement de la roue prend certes du temps, mais il permet la poursuite du voyage, à condition de vérifier régulièrement la pression. Les kits de réparation ne sont utiles que pour une crevaison sur la bande de roulement. Ils sont en revanche inutiles s’il y a plusieurs perforations ou des fissures sur la bande de roulement.»

Si on opte quand même pour la bombe anti-crevaison, on se munira également d’un cric pour faciliter la réparation. Une fois le pneu colmaté et regonflé, il faut rouler plusieurs kilomètres à vitesse modérée pour répartir le mastic. Ne pas dépasser la vitesse de 80 km/h, éviter les mouvements brusques et faire changer le pneu après 100 km en expliquant ce qui s’est passé.

Dernière précaution: la mousse fournie en kit a une date de péremption. Avant de partir pour un long voyage, on vérifiera qu’elle ne soit pas périmée.

Claire Houriet Rime