
Accident: qui paie quoi?
De tempérament prudent, une de nos lectrices a conclu une assurance voyages avec annulation et rapatriement. Elle contribue aussi chaque année à la Rega comme donatrice. La voyageuse était donc parée à tous les imprévus le jour où, victime d’un accident de ski près de Chamonix, elle a dû être rapatriée dans une clinique suisse spécialisée pour y être soignée.
La blessée a alors réalisé que les factures des secouristes étaient toutes envoyées à l’assurance accidents obligatoire (LAA) contractée par son employeur. De son côté, la Rega a exigé des copies de toutes ses polices d’assurance pour se faire rembourser les frais du rapatriement qu’elle avait elle-même organisé.
Mais qui, se demande la skieuse infortunée, va finalement passer à la caisse? La Suva, qui assure plus de la moitié des salariés en Suisse contre les accidents, explique que chaque cas est examiné individuellement. Si le blessé a conclu une assurance accidents, les deux compagnies se partagent généralement les frais moitié-moitié. Et même s’il est donateur à la Rega, cette dernière n’interviendra que s’il reste des frais non payés.
De là à conclure une sur-assurance, il n’y a qu’un pas. La Suva déconseille toutefois de le franchir. Ses prestations sont en effet limitées par la loi sur l’assurance accidents (LAA) à 25 200 fr. pour un rapatriement, un montant vite dépassé selon les cas. Si le blessé n’est pas couvert par une autre police, il devra donc disposer d’un bas de laine bien garni pour payer le surcoût. La Rega ne joue, en effet, ce rôle que pour ses donateurs.


