
L’importance d’un testament
Pour prévoir la répartition de ses biens après sa mort, il faut rédiger un testament en respectant plusieurs règles.
Même si cela n’est guère enthousiasmant, il faudrait, tout au long de sa vie, entreprendre des démarches pour préparer sa mort et ainsi éviter les conflits avec son proche entourage (*). Parmi elles, la rédaction du testament est d’une grande importance car il considère les désirs des survivants et permet de répartir son patrimoine en grande partie comme on le souhaite. Il en existe trois formes.
- Le testament olographe (ou manuscrit) doit être entièrement écrit à la main, daté (jour, mois, année), signé et désigné comme tel. Il faut être le plus clair et précis possible, pour éviter les litiges entre les héritiers.
- Le testament public (ou notarié) a les mêmes buts que l’olographe, mais il est rédigé par un spécialiste devant un notaire et deux témoins. Ce type de document est souvent l’option choisie lorsqu’une succession est compliquée ou si l’auteur craint que les survivants ne remettent en cause ses dernières volontés.
- Le testament oral est rare, vu qu’il survient lorsqu’une personne se retrouve en danger de mort imminente. Deux témoins doivent être présents et sont tenus de rédiger immédiatement un document (signé et daté) avec les dernières volontés du défunt puis de le déposer auprès d’une autorité judicaire.
Pour être valable, un testament doit tenir compte des parts minimales que la loi accorde aux héritiers réservataires (les enfants et le conjoint prioritairement, les parents lorsqu’il n’y a pas de descendance.). L’autre partie, celle qui n’est pas touchée par ce type de réserves, peut, en revanche, être accordée à n’importe qui.
Marie Tschumi
(*) Retrouvez plus de détails sur le testament et toutes les réponses à vos questions à propos des successions dans notre dernier dossier, entièrement réactualisé: «Le guide des successions». À commander ici pour 37.50 fr., frais de transport inclus (rabais de 5 fr. accordé à nos abonnés).


