Restez un consommateur averti et profitez de nos avantages abonnés
Pourquoi pas
Non merci
Panier
x
Le panier est vide

Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /home/bonasavo/bonasavoir.ch/include/article_detail.inc.php on line 20

Rachat d’Orange autorisé

La Commission de la concurrence (Comco) a donné son feu vert au rachat d’Orange par Apax. Les consommateurs ne vont rien y gagner.

Orange Suisse appartiendra désormais au fonds d’investissement britannique Apax Partners LPP. Estimant que le projet d’acquisition ne portait pas atteinte à la concurrence, la Commission de la concurrence (Comco) lui a donné sa bénédiction. Elle considère que l’opération ne modifie pas le paysage de la téléphonie mobile en Suisse: «Le marché demeure caractérisé par la présence de trois grands opérateurs, ce qui assure le maintien de son dynamisme et garantit son ouverture à de nouvelles innovations.»

Orange comme Sunrise

Filiale de France Télécom, Orange Suisse avait initialement projeté de fusionner avec Sunrise en 2010. La Comco avait opposé son veto, motivant son interdiction par les effets négatifs que cela aurait déployés sur le secteur. France Télécom a donc cédé sa filiale pour 2 millards de francs à Apax, un fonds d’investissement, basé à Londres, qui n’a rien d’un spécialiste de la télécommunication.

Après Sunrise, racheté par CVC Capital Partners en 2010, Orange devient ainsi le deuxième opérateur détenu par des financiers. «Il est clair que de tels investisseurs n’ont pas les mêmes vues à moyen et long termes qu’un opérateur de téléphonie. Lorsqu’une telle somme est posée sur la table, l’idée est de faire de l’argent avant tout», analyse Pascal Martin, éditeur du blog spécialisé www.scal.ch.

Il faudra rentabiliser…

Dans ce contexte, il est difficile d’imaginer des effets positifs sur les consommateurs. D’autant qu’Orange, contrairement à Sunrise et Swisscom, a des activités qui se limitent exclusivement à la téléphonie mobile. «Dans ces conditions, je vois mal Orange baisser ses prix. Ce qui signifie que la concurrence ne devrait pas augmenter sur le marché», regrette Pascal Martin.

Face à Swisscom, Orange et Sunrise ne détiennent respectivement que 17% et 20% du marché. Avec des moyens infiniment plus limités que le géant bleu, le combat est de toute évidence inégal. «Je ne serai pas surpris qu’un nouveau projet de fusion refasse surface, esquisse le spécialiste. Mais d’ici là, je pense que les deux opérateurs auraient intérêt à partager leur réseau pour limiter les coûts, tout en restant commercialement indépendants.» A suivre…

Yves-Noël Grin