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Sus aux virus!

La parade infallible n’existe pas, mais un bon antivirus doit impérativament équiper chaque PC. Lequel?

Il y a longtemps que la question n’est plus de savoir s’il faut équiper son ordinateur d’un antivirus (à part pour les heureux possesseurs d’un Mac – et encore… – la réponse est évidemment oui), mais lequel choisir. En fait, le dilemme se pose presque chaque année, puisque ces saletés de vers, troyens spywares ou autres rootkits sont de plus en plus difficiles à repérer! Les logiciels qui sont censés le faire doivent donc constamment être mis à jour.

Or, le site spécialisé clubic.com vient précisément de publier un comparatif très complet de 14 programmes, dont quatre gratuits, qui affichent presque tous le millésime 2012. Avec des résultats a priori plutôt encourageants, même s’ils confirment ce qu’on sait malheureusement depuis longtemps: il n’existe aucune parade infaillible. En effet, le meilleur antivirus a, certes, intercepté 98,8% des fichiers pourris auxquels les testeurs l’ont confronté, mais cela veut dire qu’il en a tout de même laissé passer 1,2%, soit 81, largement de quoi infecter un PC. Et, si le moins bon logiciel affiche toujours un taux respectable de 81,6%, cela représente pas moins de 1292 poisons ratés, soit 15 fois plus de risques qu’avec le premier classé (voir tableau ci-contre)!

Trois grandes méthodes

Pour détecter le danger, ces programmes utilisent trois grandes techniques:

- «la signature», qui consiste à rechercher dans le PC, les courriels ou sur les sites visités des morceaux de code d’un virus d’ores et déjà repéré comme tel et répertorié dans la base de données du logiciel;

- l’analyse heuristique, qui cherche à détecter les virus encore inconnus par le logiciel en simulant le fonctionnement normal du programme et en distinguant les éventuelles anomalies, provoquant parfois de fausses alertes;

- l’analyse comportementale, toujours complémentaire à l’une ou aux deux méthodes précédentes, qui consiste à surveiller en permanence le travail de tous les fichiers créés ou modifiés et de signaler la moindre anomalie à l’utilisateur par le biais d'un message ad hoc.

Au-delà de la performance

Mais la qualité de cette surveillance ne suffit pas pour juger celle d’un bon antivirus. Il faut aussi mesurer l’impact qu’il va avoir sur l’ordinateur: la consommation de mémoire vive (entre 30 et… 384 Mo dans le comparatif de clubic), sa charge sur le processeur (jusqu’à 50% pour Kaspersky), le temps supplémentaire nécessaire à chaque fois qu’on allume son PC (jusqu’à 36 secondes pour Norton), etc.

Et d’autres critères, plus subjectifs mais tout aussi importants, comme la palette de fonctions, l’interface (ergonomie et facilité d’emploi), etc. Autant de points soulevés dans le test du site français qui propose, pour chaque produit, une fiche détaillée à retrouver sous clubic.com.

Les prix

Ce type de logiciels n’est pas hors de prix (ici, entre 19 fr. et 38.35 fr.), mais les quatre versions gratuites sont loin de démériter. Elles agacent, en revanche, par leur agressivité publicitaire à vanter la version payante, forcément plus complète. Une exception: Microsoft Security, qui ne se propose qu’à l’œil.

Par ailleurs, tous ces programmes peuvent être téléchargés à l’essai, sauf Trend Micro Titanium: c’est la meilleure façon de juger la convivialité et l’impact sur la bonne marche de votre PC.

Christian Chevrolet


Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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