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Coqueluche: vacciner les parents pour protéger les nourrissons

Le Plan suisse de vaccination a changé ses recommandations. Il appelle les jeunes parents à se prémunir contre la coqueluche

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a changé sa stratégie de prévention de la coqueluche. Il recommande désormais un ultime rappel de vaccination aux jeunes adultes de 25 à 29 et aux personnes en contact avec les nourrissons. Y compris si elles ont été vaccinées durant leur enfance, la protection du vaccin ne durant pas toute la vie. Non pas que la situation sanitaire ait changé. Le nombre d’infections est resté stable, à quelque 4000 personnes chaque année, conduisant à l’hospitalisation d’une cinquantaine d’enfants, généralement des nourrissons.

La coqueluche, appelée parfois la «toux des cent jours», est une maladie infectieuse des voies respiratoires, très contagieuse, causée par une bactérie. Relativement bénigne chez les adultes en bonne santé, elle peut provoquer de sérieuses complications dans les premiers âges de la vie, lorsque le système immunitaire n’est pas abouti et que le vaccin n’a pas encore donné toute sa puissance. C’est la raison pour laquelle les enfants reçoivent, dans la règle, cinq piqûres entre l’âge de 2 mois et leur entrée à l’école primaire vers 6 ou 7 ans.

La stratégie de l’OFSP consiste donc à vacciner les jeunes parents – qui peuvent être porteurs de la maladie sans le savoir – pour éviter qu’ils n’infectent leur progéniture, encore fragile. Selon Virginie Masserey, cheffe du secteur vaccination à l’OFSP, la couverture vaccinale des bébés de 6 mois est, aujourd’hui, de 95%, chiffre qu’elle qualifie d’excellent. Le taux tombe toutefois à 87% à l’âge de 2 ans (au moment de la 4e vaccination).

Recommander une vaccination unique à l’âge de 25 ans (en même temps que le rappel contre la diphtérie et le tétanos) est une solution «économique» dans la mesure où elle permet de restreindre au minimum les doses de vaccins en obtenant la meilleur réponse épidémiologique, soutient l’OFSP. Et ce, même si le vaccin en question «n’est pas un des plus efficaces» admet Virginie Masserey. Quant aux éventuels effets secondaires, la spécialiste les élimine d’un revers de la main: «Les vaccins actuels ne contiennent plus la bactérie elle-même, mais uniquement quelques-unes de ses protéines purifiées», explique-t-elle.

Philippe Chevalier