
50 fonds de placement: une année en montagnes russes
Les marchés ont renoué avec la croissance à la fin de 2011, mais plusieurs secteurs terminent cette année particulièrement volatile dans le rouge.
Après la bérézina des mois d’été, les marchés ont retrouvé le chemin de la croissance entre octobre et décembre. La situation reste toutefois tendue en Europe et le ralentissement de l’économie chinoise plombe les cours.
Tout Compte Fait vous propose chaque trimestre les cinquante meilleurs fonds de placement de chaque secteur. Tous les fonds figurant dans nos tableaux sont négociables en Suisse.
Pour en savoir plus sur ceux qui vous intéressent, vous pouvez consulter gratuitement les fiches d’information de l’agence Morningstar, soit directement (www.morningstar.fr), soit en passant par les sites des banques en ligne (www.swissquote.ch, www.e-sider.com).
1 - Obligations suisses – Les incertitudes croissantes sur les obligations européennes ont poussé les investisseurs vers les emprunts de la Confédération. Le rendement de ces derniers a également marqué le pas, particulièrement à court terme. Un renversement de tendance n’est pas à prévoir tant que perdure la crise européenne des liquidités, et ce d’autant que les prévisions conjoncturelles sont moroses. La Ban que nationale suisse est parvenue sans problème à contenir la force du franc pendant le dernier trimestre, les réserves de devises ayant même diminué en octobre et en novembre.
2 - Actions suisse – La Bourse a bouclé le dernier trimestre sur un rendement de 7,3% malgré quelques aléas passagers. Sur la vingtaine d’entreprises cotées au SMI, 17 ont affiché des rendements positifs, les titres cycliques en tête. Les valeurs financières et celles liées au secteur du luxe, telles que Swatch et Richemont, ont ainsi particulièrement bien performé. Le ralentissement conjoncturel qui s’amorce n’a pas encore affecté les performances boursières, très volatiles cependant dans les derniers mois de 2011. La reprise amorcée a permis au SMI de limiter sa perte annuelle à –7,8%.
3 - Actions Europe – Le marché a été marqué par l’aggravation de la crise de la dette, l’accumulation de signes négatifs et la dégradation par les agences de notation de plusieurs pays et grandes banques. En contrepartie, la Banque centrale européenne a évité la catastrophe en abaissant à deux reprises son taux directeur et en achetant massivement des emprunts d’Etat. Si les pays nordiques affichent, pour la plupart, des gains, ceux du Sud ont accusé des pertes. L’Euro Stoxx 50 (en francs) affiche ainsi un rendement positif de 6,3% au dernier trimestre, mais de –19% pour l’année 2011!
4 - Actions Amérique du Nord – Le marché américain a, si on se base sur l’indice S&P 500 calculé en francs remonté sa cote de 44% depuis le creux du mois d’août. La valeur du franc par rapport à l’euro a comparativement renforcé le dollar. A la fin de l’année, les données conjoncturelles supérieures aux prévisions ont permis aux Etats-Unis de dépasser les autres pays industrialisés. Le marché de l’emploi se redresse enfin, même si le chômage dépasse encore la moyenne historique. Le S&P 500 clôt cette année particulièrement volatile à quelque 1258 points, soit à peu près là où il l’avait commencée.
5 - Actions Asie (hors Japon) – Les marchés asiatiques se sont, eux aussi, repris au dernier trimestre. L’indice MSCI AC Asia Pacific ex Japan (en francs) a augmenté de 8,5%, sans réussir toutefois à rattraper le MSCI World (+11,9%). L’affaiblissement de l’économie chinoise inquiète, en effet, les investisseurs. Alors que les titres défensifs étaient nettement en tête au 3e trimestre, aucune tendance claire n’a pu être dégagée ensuite, les valeurs cycliques affichant également de belles performances. Avec un bond de 14,6%, la Bourse de Bangkok a récupéré ce qu’elle avait perdu à cause des inondations de septembre.
6 - Actions pays émergents – L’aversion des investisseurs au risque a plombé le secteur en 2011. L’indice MSCI Emerging Markets affiche une perte de 17,8% sur l’année, les fonds liés au BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ayant subi des retraits de capitaux de 15 milliards de dollars. Les perspectives de croissance sont moroses et, même avec une hausse de 8,4% pour le MSCI Emerging Markets au 4e trimestre, ce sont les titres défensifs qui ont le mieux performé. Quant aux différents pays, le Brésil a bondi de 13% au dernier trimestre, sa Banque nationale ayant baissé à deux reprises ses taux directeurs. L’inflation a en revanche fait plonger le MSCI Inde de 11% pour la même période.
7 - Actions financières – Les institutions financières ont encore lutté âprement à la fin de 2011. Pour remplir les exigences sévères de Bâle III pour leurs fonds propres, de nombreuses banques ont renforcé leurs bilans. UBS et Credit Suisse ont également revu leur stratégie en réduisant le secteur d’investissement pour renforcer la gestion de fortune. Les perspectives de rendement ont été corrigées à la baisse. De son côté, la BCE a réagi à la crise du crédit sur le marché interbancaire en injectant massivement des liquidités, ce qui devrait garantir le refinancement des dettes à échéance dans la zone euro.
8 - Actions pharma-santé – L’aversion des investisseurs au risque a favorisé le secteur pharma, traditionnellement défensif. Les cash-flows sont restés élevés et les dividendes stables, malgré l’échéance de plusieurs brevets. L’industrie pharmaceutique a annoncé la commercialisation sur le marché de nouvelles préparations. Roche a ainsi dépassé ses concurrents. A l’inverse, la biotechnologie a été plombée par des résultats d’études négatifs. Quant à la technologie médicale, les pressions sur les tarifs ont fait plonger la valeur boursière des entreprises sous les prix historiques.
9 - Matières premières – Après deux trimestres dans le rouge vif, le DJ UBS Commodity Index a progressé de 4% entre octobre et décembre, limitant les pertes sur l’année à 13%. Dans le contexte haussier des actions, l’or perd son rôle de refuge avec, pour effet, une correction de 10% en décembre. Sur l’année, le métal jaune augmente tout de même de 10,6%. Les prix des autres produits (cuivre, platine, palladium, sucre et froment) ont en revanche baissé. L’année a été difficile pour le secteur minier, plombé par la crise européenne, la baisse de la croissance en Chine et les retombées négatives des grèves et des inondations.
10 - Fonds immobiliers – Les titres liés à la pierre n’ont pu maintenir le niveau atteint jusqu’ici. L’indice des actions immobilières SXI a ainsi perdu plus de 3,5% et celui des fonds a glissé au-dessous de zéro. Comme les marchés des actions se sont redressés, le secteur a perdu son rôle de refuge, d’autant que les prix sont élevés actuellement. Les deux indices terminent malgré tout l’année sur une belle performance (+7%). Pendant les neufs premiers mois de l’année, les investisseurs avaient en effet privilégié la pierre pour se prémunir des risques.
VZ VermögensZentrum Lausanne / Christian Chevrolet
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