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11 petits crédits: petits crédits moins chers, mais toujours risqués!

Trois banques seulement ont baissé les taux de leurs prêts personnels. IlS n’en restent pas moins onéreux et à éviter.

Depuis la crise de 2008, la plupart des taux ont fortement diminué, comme ceux des comptes épargne et des prêts hypothécaires. Or, du côté des crédits à la consommation, force est de constater que la plupart des prêteurs n’ont pas adapté leurs conditions. Ainsi, sur les onze institutions que nous avons interpellées, seules les Banques Migros, Bernoise (BCBE) et de Genève (BCGE) ont revu à la baisse le taux de leurs petits crédits par rapport à 2009 (voir tableau). Pour toutes les autres, c’est le statu quo. Résultat: pour un emprunt identique de 20 000 fr., le coût d’un prêt personnel peut varier du simple au double! Il vaut donc la peine de comparer les offres et d’observer attentivement les conditions de chaque prêteur.

Ouvrir l’œil

Les chiffres du tableau se basent sur un scénario précis. Certains critères peuvent toutefois modifier ces résultats. Ainsi, à la Banque Migros, le taux est de 7,9% pour les demandes au guichet, contre 5,9 % en ligne. A la BCN, il peut être réduit si le client détient certaines prestations (compte salaire par exemple). Et à la BCJ, pour un prêt inférieur à 10 000 fr., le taux grimpe à 9,5%. Impossible, en revanche, d’afficher un résultat pour Bank-now (Credit Suisse), qui refuse de nous donner des informations précises et se contente de fournir une fourchette allant de 9,9% à 13,9%. Rappelons enfin que, avant de signer, il faut contrôler si le prêteur inclut ou non les assurances solde de dettes (crédit soldé en cas de décès, maladie ou accident) et perte d’emploi (voir tableau).

Attention: danger!

Les crédits à la consommation constituent toutefois, encore et toujours, une option à éviter. Cet engagement, à long terme, peut s’avérer très coûteux dès le moindre problème. Le client n’est, en effet, jamais à l’abri de situations imprévisibles (une séparation, par exemple), susceptibles de compromettre son revenu.

Il peut dès lors, très vite, se retrouver dans l’incapacité de payer et risque l’engrenage qui consiste à emprunter pour rembourser le prêt précédent, ce qui mène tout droit au surendettement. Avant de contracter un petit crédit, il vaut donc mieux se demander s’il est possible d’éviter ou de remettre à plus tard la dépense. Et, si tel n’est pas le cas, tenter de se procurer de l’argent moins cher (donc sans intérêts) auprès de ses proches ou de son employeur.

Marie Tschumi


Pour télécharger le tableau comparatif, se référer à l'encadré au-dessous de la photo.

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