
Facture salée pour coupe-faim
La mésaventure de cette jeune étudiante, appelons-la Lisa, est malheureusement classique. Elle reçoit le téléphone d’une société, Confort Line, qui vend des patchs modérateurs d’appétit. Lisa se laisse convaincre d’en commander trois paquets pour 300 fr.
Le 5 avril 2011, la société lui envoie le colis assorti d’une facture pour un paiement en trois échéances, soit au total 332 fr. Lisa, convaincue d’avoir réclamé de payer en une fois, tente sans succès de revenir en arrière. Le 30 août 2011, elle finit par payer 300 fr. Confort Line ne s’en satisfait pas et confie le dossier à la société de recouvrement Inkasso Service qui réclame à notre lectrice, non pas 32 fr., mais 217.65 fr., en la menaçant de la mettre aux poursuites. De guerre lasse, Lisa finit par rembourser les 32 fr. réclamés. Notre lectrice peut se considérer quitte, car les frais exorbitants réclamés par Inkasso ne sont pas justifiés.
La jeune femme n’a, faut-il le préciser, pas perdu un gramme, ce qui n’étonne guère Christian Rossier. Le président de la Société vaudoise de pharmacie dénonce «le scandale des patchs amaigrissants, inutiles et coûteux».
Claire Houriet

