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Sein refait, nouvelles précautions

Les femmes porteuses d’implants mammaires PIP doivent suivre des recommandations précises.

En France, les implants fabriqués par l’entreprise française Poly Implant Prothèse (PIP) se retrouvent à nouveau au cœur de la polémique. L’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (afssaps) indique avoir enregistré huit cas de cancer (deux lymphomes, cinq tumeurs et une leucémie aigüe) chez des patientes portant ce type de prothèse. Il est toutefois précisé «qu’aucune imputabilité n’a été établie à ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP».

En mars 2010 déjà, l’afssaps a demandé le retrait du marché de ces produits susceptibles d’entraîner des risques plus fréquents de rupture, vu l’utilisation d’un gel silicone non conforme.

Quid en Suisse?

Côté helvétique, Swissmedic, l’Institut suisse des produits thérapeutiques, affirme être étroitement en dialogue avec l’affsaps et suivre régulièrement les évolutions. Dans l’attente de nouveaux résultats, les recommandations du mois de juin dernier sont toujours en vigueur pour les femmes porteuses de ces implants mis en cause:

> effectuer des examens de contrôle tous les six mois;

> consulter son médecin au plus vite en cas de douleurs ou de modifications qui apparaissent au niveau des seins ou des aisselles;

> discuter avec son médecin d’une éventuelle explantation ou d’un remplacement avant tout écoulement de gel ou signe d’inflammation;

> Retirer les deux implants si le gel s’échappe de l’enveloppe ou en cas de signes d’inflammation.

Enfin, concernant la prise en charge par l’assurance maladie, l’Office fédéral de la santé publique précise qu’en cas de déchirement de l’implant, l’intervention est remboursée. En revanche, si le patient désire une opération préventive, il devra, dans ce cas, mettre la main au porte-monnaie.

Marie Tschumi