
Train en retard sans dédommagement! (1)
«Je me rends à mon travail en train. Le trajet dure normalement 11 minutes, mais hier, le convoi a été purement et simplement supprimé. Résultat, je suis arrivé avec 45 minutes de retard à mon poste, et je dois maintenant rattraper ce temps ou me le voir déduire de mon salaire. Mon employeur a-t-il le droit de procéder ainsi?»
Oui. Selon la loi, le travailleur empêché de travailler sans sa faute a droit à son salaire pour autant que cela soit dû à une cause liée à sa personne.
Est considérée comme liée à la personne de l’employé la maladie, la grossesse, l’accident, ou encore l’accomplissement d’une obligation légale comme par exemple le service militaire ou civil.
Par contre, les empêchements de travailler dus à des causes externes à la personne de l’employé ne donnent pas droit au paiement du salaire. On entend par là les absences ou retards dus aux embouteillages, paralysie des transports publics due à une grève ou à la neige, des inondations et autres catastrophes de l’environnement. Il en va de même en cas de guerre ou d’émeutes.
La suppression de votre train entre clairement dans la catégorie des causes externes d’empêchement de travailler. Comme votre employeur n’est pas tenu de vous rémunérer, il est en droit de vous demander de rattraper le temps manqué si vous ne voulez pas renoncer à la part de salaire correspondant au retard.
Barbara Venditti


