
Opérer n’est pas la panacée
Pour un simple mal de dos, il n’est pas question d’opérer. L’acte chirurgical doit être réservé à quelques rares cas.
Quatre personnes sur cinq auront mal au dos au moins une fois dans leur vie. Cette souffrance doit, en priorité, être soulagée par des traitements traditionnels (médicaments, manipulations, massages ou activité sportive régulière bénéfique pour la colonne). Ceux-ci permettent de faire disparaître la douleur dans quelque 90% des cas, contrairement à la chirurgie. On estime en effet qu’environ 15% des hernies discales récidivent après une opération. Dans le cas d’une fusion vertébrale (ou arthrodèse), une intervention plus lourde encore, le taux d’échec atteint même 30%. C’est dire qu’il faut bien réfléchir avant d’envisager une opération!
Mis à part les cas de fractures traumatiques (grave accident de la route, par exemple), trois situations précises relèvent toutefois de l’urgence chirurgicale.
> Déficit neurologique: il traduit une diminution importante de la force ou de la sensibilité d’un membre pouvant aller jusqu’à la paralysie d’une jambe. Un syndrome du «pied tombant», par exemple, empêche le patient de le relever, lequel traîne par conséquent par terre à la marche.
> Syndrome de la «queue de cheval»: il est provoqué par la compression des nerfs du même nom qui prolongent la moelle épinière dans la région du sacrum. Il se manifeste par une perte de sensibilité dans la région du périnée: le patient peine à uriner ou, au contraire, est incontinent.
> Hyperalgie: le patient éprouve des douleurs (algie) insupportables, associées à une compression nerveuse et identifiées comme telles par le médecin. La souffrance, ressentie de manière variable selon les cas, n’est en effet pas la principale indication à une intervention chirurgicale.
Si vous ressentez de tels symptômes, il faut bien sûr rapidement consulter un médecin. Rassurez-vous, ils sont, fort heureusement, très rares!
La rédaction


