
Téléviseurs: label énergie à pondérer
Dès le 1er janvier 2012, les téléviseurs devront être étiquetés en fonction de leur consommation énergétique. Attention aux illusions d’optique…
Après les lave-linge, les réfrigérateurs et autres appareils électroménagers, c’est au tour des téléviseurs d’afficher clairement leur consommation électrique. A compter du 1er janvier 2012, toutes les TV exposées en Suisse devront être pourvus d’une étiquette énergie. Celle-ci devra mentionner la classe d’efficacité – de A pour les plus économes à G pour les plus voraces – ainsi que d’autres informations comme la consommation d’énergie annuelle en kilowattheure (KWh).
Décalage avec la réalité
Ce label peut néanmoins induire en erreur les consommateurs. Car comme l’ont récemment révélé nos confrères belges de Test-Achats, la consommation dépend de la configuration de l’appareil. Or, la classe énergétique est notamment calculée en mode standard (home mode) qui n’offre pas la meilleure qualité d’image qui soit. Pour obtenir un rendu aussi bon qu’en magasin, l’utilisateur choisira un mode optimisé qui augmentera l’appétit de l’appareil.
Pour les écrans les plus économiques que sont les LCD à rétroéclairage LED, on parle d’une augmentation moyenne de 10 W de la consommation électrique en mode optimisé. En revanche pour les écrans plasma, la différence est beaucoup plus sensible: entre 40 et 100 W selon le modèle.
Le label énergétique s’avère donc peu réaliste, à moins que l’on accepte de regarder la télé en mode standard pour privilégier l’écologie à la qualité d’image. Dès lors, Test-Achats recommande de rétrograder le label énergétique d’une classe pour les écrans LCD et de deux, voire trois classes, pour les écrans plasma!
Yves-Noël Grin


