
Si Mozart avait vieilli
Un concert par ci, une mise en scène par là: dans le monde du spectacle, on cumule les petits boulots. Et, s’ils arrivent à joindre les deux bouts tant qu’ils montent sur les planches, nombre d’artistes sont en situation précaire à la retraite. Sans parler du risque en cas d’invalidité et de décès pour eux-mêmes et leur famille. Pour leur garantir une prévoyance minimale, leurs employeurs sont obligés de verser des cotisations au 1er pilier (AVS/AI/APG) dès le premier franc de salaire.
La situation est plus délicate pour le 2e pilier. Selon la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP), il faut toucher au moins 20 880 fr. chez le même employeur pour être obligé de s’affilier à une caisse de pension. Il est possible, en revanche, de s’assurer à titre facultatif, à condition que les revenus cumulés sur l’année atteignent 20 880 fr. Dans ce cas, chaque employeur est obligé de payer sa part de cotisations. Les indépendants peuvent aussi s’assurer, à condition de prendre en charge la part du patron.
Pour simplifier cette démarche, cinq caisses de pension spécialement destinées au monde du spectacle se sont constituées en un Réseau de prévoyance (www.prevoyance-culture.ch). Elles se répartissent la tâche, de la musique à la scène en passant par l’édition et l’audiovisuel, et assurent au total quelque 12 000 artistes. Leurs taux de couverture respectifs dépassent tous 100%. Chacune a son propre règlement pour les montants à cotiser et le salaire minimal assuré.
Claire Houriet Rime


